mardi 13 septembre 2011

Ashes to Ashes

Aujourd'hui, grâce "aux mardis détentes" de la fonction publique et dans le cadre strict du partenariat à la con, j'ai eu droit à la sortie funérarium de l'année.




Une visite que j'attendais avec une impatience non feinte, car les cimetières, les reliquaires, les canopes à viscères et l'art funéraire sont à mes yeux la quintessence de la rigolade en plein air, avec un repas fédérateur tiré du sac, genre de buffet froid, assortiment de viandes froides et pommes de terre sous la cendre, au jardin du souvenir.

Mylène Farmer hululait à fendre les cercueils. Ainsi-soit je ..

Je m'affublais donc de ma Directrice Adjointe au prénom de paquebot brûlé en Roussillon, et fouette cocher!
Arrivés au cimetière nord, elle gare sa Fiat 500 (incroyablement bien entretenue par les poils de son chien), au bout du bout de la vie, sur le parking du crématorium.
Une cigarette pour la route, la cendre jetée au gré du vent et nous voilà devant le Nosfératu des lieus, folle grisonnante portant slim outrageant et casaque retournée, mais d'une gentillesse renversante.

Et de chapelles ardentes en salle d'autopsie, de cases réfrigérées en four crématoire, nous voilà témoins d'une livraison faisandée, celle d'un jeune homme à la vie sans doute trop tôt bousculée, une vie de merde sans même une mère, un frère, un voisin, un chien ou même un dieu pour le pleurer.

Aussitôt livré, aussitôt emballé dans un linceul de plastique qui protègera sa semaine d'éternité putride et odoriférante, avant que de finir dans un cendrier, un lundi de septembre ....

Je me suis amusé à penser que c'était peut être moi, peut-être toi dans le sac en plastique noir qui pue la mort dont personne ne veut .. ni le ciel ni la terre.


Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins. Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants. » - Marcel Pagnol "Le château de ma mère"


Sinon tout va bien.



mardi 30 août 2011

Nafissatou Diallo c'est pas du Anny Blatt







Je ne pourrais pas vous écrire  ce soir ces quelques mots à propos de Dominique Strauss-Khan, sans rire à trachéotomie béante et à qui mieux mieux.
Ne comptez pas sur ma langue de vipère pour trouver Madame Diallo aussi vilaine que le zizi ridé de son farceur.
Madame Diallo avait sans doute bien des raisons de se laisser  bidouiller le frifri par le ventru et bitu Dominique, dans un joyeux sept sur sept.

Qu'il coinçat la soubrette au compte courant boursoufflé, dans ou à coté de la baignoire pour lui montrer qui était le chef, ou qu'il lui eût passablement démonter le coffre à jouet, en pensant au  joli mois de mai 2012, n'est pas mon problème.

Que Monsieur Sinclair né Rien, fût un innocent aux bourses vidées mais aux coffres pleins de Goya, je m'en contre fous puisque La justice des hommes du "Nouveau Monde qui croient que Dieu est dans Sarah Palin" a tranché.
Je suis même convaincu, qu'il existe des femmes et des hommes suffisamment tordus pour se faire violer jusque sur l'île de Ré en se marrant,  histoire de résorber des découverts bancaires ...

Tout ça, je m'en fous. 

Cependant mesdames et  messieurs mes lecteurs affaiblis par le nombre de mots de ce post,  j'attire votre pauvre attention sur le fait qu'il s'agit encore une fois de faits hétérosexuels .. Sans vouloir témoin-de-jehovahtiser,
 le cul façon Dallas ou Côte-Ouest, c'est le mal, autant que le cholestérol ou le Mediator. 

Un homme qui bouscule à ce point une femme pourrait devenir un exemple pour vos enfants, vos garçons ..  

Il existait une pub des années 80, qui disait " il a l'argent, il a la voiture, il aura la femme ..." mais faudra qu'il la viole ... devrait-on rajouter aujourd'hui.

J'aurais aimer voir vos têtes si la Diallo avait été un homme .... 









mercredi 24 août 2011

Rappelle-toi Barbara





Il ne faudrait jamais écouter Barbara, ça fait un peu pédé et beaucoup pleurer. 


 A moins que ça ne fasse beaucoup pédé et  un peu pleurer. 

L'écouter, c'est devenir vivant, un peu plus qu'avant ....

Mais comme hurlait le poète, à l'envi :

-"Aimons-nous vivant, n'attendons pas que la mort nous trouve du talent."

...











lundi 22 août 2011

Juste une mise au point

Soyons sérieux ....  Si vous me pensez assez joueur pour vous fourguer du Jackie La Gousse rien que pour faire un titre eighties, c'est que vous me connaissez assez pour savoir que quand je vous fais des textes pour vous dégercer la lippe, ben c'est pour vous dégercer la lippe.

Mais pour tous les autres qui pensent que je suis méchant, sachez le : oui je suis assez méchant.
Mais moins,
très largement moins que le monde qui m'entoure, mais j'aime bien remettre les pendules (à Quartz) à l'heure.
Je suis misanthrope. Oui madame, mais pas plus que Mâme Kötter.



Mâme Kötter est ma vilaine voisine du 2 ème qui déteste tout ce qui ne sent pas comme elle....

 Elle déteste les arabes qui ramadanent en douce pour mieux nous envahir, les noirs qui sortent dans la rue  en robes de chambre boubouteuses  et surtout les juifs qui sont très riches. Elle n'aime pas les chats qui font dans ses pots de fleurs, elle dénonce à la kommandantür gendarmerie  les pédés et les gouines qui s'envoient en l'air dans l'immeuble, parce qu'elle ne s'envoie que les canules de ses anti-hémorroïdaires .
 Elle conchie les gauchistes, les anars et l'UMP molle, les filles mères et les avortées. Elle a même arrêté le tricot en 1968, pour que les voisins ne la prennent pas pour une faiseuse d'ange.
Elle a du mal avec les aveugles qui se cognent bruyamment contre les murs en braillant et les mal-gaulés en fauteuil parce que ça prend de la place sur le trottoir ou elle fait chier son chien, là même ou son mari est mort de honte en mai 81. Mâme Kötter marche droit, elle.

Cher lecteur du premier degré,

Sachez juste que je rêve de côtoyer un pédé juif en fauteuil roulant mal-voyant, qui vient de perdre sa maman.
je ne demande qu'à revivre les grands soirs du  "Monocle",  la cantine parnassienne de Renée Vivien, en compagnie d'une grosse gouine déguisée en Muriel Robin en fille, voire de me laisser envahir la redingote "Nicolas Ghesquière" dans un bar de la rue Brisemiche plutôt que de croiser, un instant seulement, le regard de Christian Vanneste dans une pissotière.
Je me ravis de manger des têtes de nègre avec ma copine Awa de Bamako (même le dimanche, je sais).
Et puis surtout, je rends grâce à mes copines qui ont toutes fait des enfants en baisant copieusement, avant de rentrer dans l'église et dans le mariage.
 J'en connais même qui ont fait l'amour avec des handicapés socialistes, c'est pour vous dire.

Pour finir, il m'est arrivé de partager un moment délicieux avec ma copine Zohra, dévoyée et dévoilée, en picorant avec elle un tout petit peu de jambon serrano et un verre de vin sans offenser le moindre dieu.... Juste pour le plaisir d'être ensemble. 

Pierre Deprosges disait : "En un mot comme en cent, chers habitants hilares de ce monde cosmopolite, je répéterai inlassablement qu’il vaut mieux rire d’Auschwitz avec un juif que de jouer au scrabble avec Klaus Barbie."
(Vivons heureux en attendant la mort / Éditions du Seuil )

 j'en ai déjà trop dit, mais de là à demander pardon ...


jeudi 18 août 2011

JE HAIS LE JEUNE


Je ne saurais jamais. 

Est-ce que je déteste plus le jeune lol-iens à la mèche biberiesque et à la grammaire indigente  ou le vieux con flanelleux qui sent la fosse commune, à la caisse du Monoprix aux heures de pointe ?

Il faut choisir.

Vous vous me connaissez, je me fous tellement du genre humain que choisir entre deux détestations, ça me provoque un prurit anal, mais dans la bouche.

Le jeune est voué au  vieillissement en principe. Sauf s'il a la bonne idée de devenir chanteur de rock et de mourir défoncé au crack. Hélas le talent ne germe pas dans tous les jeunes. Amy Winehouse qui était de cette rareté, ne me contredira plus ... 
Bref, je hais le jeune. 

Le jeune à la mode qui porte des pantalons serrés et des polos taille "skin and bones", pour ressembler aux mannequins nus de Ravensbruck. 

Le jeune mentalement défaillant qui aime sa voiture infiniment plus que ses enfants, et qui le prouve en dépensant son RSA dans des jantes alu... Plutôt que de faire les courses chez Lidl l'ami du goût.

 Le jeune des JMJ qui pense que le pape est le nouvel accessoire à la mode, qui ne fera l'amour à une femme qu'une fois le mariage prononcé, mais qui finira par sucer des bites "à l'arrière des berlines" ... à cause d'une erreur d'orientation spirituelle.... 

Le jeune de banlieue qui à le droit de penser que tout lui est dû parce qu'on lui a volé son identité de petit con, la casquette portée "faux-derche", le Lacoste piqué à Bertille de Foutremolle, élève de seconde, à Janson de Sailly, en bandoulière...

Le jeune beauf et sa compagne Tiffanie la beaufeuse,  partis tous deux claquer la moitié du smic, un soir à la ZAC du Kalligone, histoire de se faire un Buffalo-Grill et un karaoké sexy en laissant  bobonne beugler du Herbert Léonard et du Julie Pietri, beurrée au blue lagoon tiède.

Le jeune gay, fraîchement déniaisé, qui ânnone des vérités miss-franciennes sur le mariage gay... et sur l'importance du maquillage permanent du sourcil dans la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, en titillant son piercing avec la langue,  Mika à fond dans les oreilles, faute de l'avoir ailleurs.. Dalida, pardonne-lui, il ne sait plus qui il est..

De la à dire que j'aime les platanes, à l'heure des sorties des discothèques ..... 

Il est plus que probable que je hais surtout ceux qui ont fabriqué cette jeunesse et je dois sans doute en faire partie. 
N'empêche, les jeunes..... ça fait vraiment chier !

jeudi 31 mars 2011

Equitation (ou comment devenir une star du X dans le Gers)


Je tiens assez souvent mes promesses. Enfin j'essaie. Enfin quand c'est pas des trucs sexuels en échange d'une vodka... (c'est fini tout ça ...)  En revanche quand c'est gratuit et  au dépend d'autrui et bien je promets.
Rappelez-vous, je vous laissais la semaine dernière, dans la Bodegua de la Mierda, un garage pourri, rempli d'hétérosexuels bourrés au banga vin rouge, situé rue du cholestérol à Cologne dans le Gers. 





si c'est pas malheureux ...


Là-bas, loin de nos villes, de nos villages, l'hétérosexuel gersois se reconnait à sa forme ovale. Il est nourri à la peau de magrets de canard grillée, assez mou de la ventrèche et il a la tête terriblement rentrée dans les épaules, son absence de cou est une originalité périgourdine et congénitale,  cela n'enlève quasiment rien au charme de cette montagne de chair persillée de gras déguisée en idiot du village, puisqu'il a aussi de très beaux cheveux bruns qui poussent drus juste au dessus de ses sourcils. 

Ils étaient plusieurs spécimens du genre dans ce garage, à dodeliner du chef sur "Touch me" de Samantha Fox... 
Je sais pas vous, mais moi cette chanson, elle me fait dodeliner de partout même du cul.

 Avec Grande Mamelle, nous avions déjà vidé la cave de l'unique bar de ce bled à la con un peu plus tôt dans la soirée, nous étions donc déjà fort chargés de liqueurs en tout genre à l'heure de la dégustation du Banga vin rouge ....  
Nous aurions mieux fait de nous tenir à un verre de jus de canard pressé...
Pensez-vous !! 
 Grande Mamelle hurlait à la mort  le refrain de la chanteuse mamelue. 
Elle pensait comme d'habitude que son charme et le contenant de ses balconnets suffiraient à faire oublier les décibels éructés.  
Elle avait raison. J'eu beau me tortiller dans tous les sens en me tripotant le téton à vif, ils me regardaient tous, hagards comme une poule qui trouve un couteau suisse... 

Grande Mamelle en revanche a su les subjuguer. 
Un coup de fesse à gauche, un autre à droite, la tête dans le bol à sangria, les mains sur ses excroissances  mammaires qui défiaient les lois de la physique. 

Ce soir, les hommes sont trempés de sueurs. Au bord du malaise, quelques-uns tentent une approche, mais Grande mamelle est ce soir la Zingara, l'Esmeralda de la Bodega de la Mierda, la Zora la rousse de cette cours des miracles ou tous les hommes perdent leur substances par le nez et le zizi, pour devenir des Frollo et des Quasimodo soumis aux ordres de cette papesse aux seins dithyrambiques. 

Moi rien. J'aurais pu m'asseoir nu en pétant dans le bol de sangria. Rien.  

Je laissais Grande Mamelle prendre le contrôle de la nuit.  

Quand enfin elle se libérait du bol de sangria, elle vit  le doux visage d'un David Hallyday des dimanches et jours fériés qui avait le zizi tout dur la couvait du regard de l'amour infini et imbécile des films de Rohmer...  Un gersois gaulé comme un entonnoir à gaver les oies, mais blond. Mais blond à un point que s'il était né en Alsace, on lui érigerait une statue avec des femmes veuves et mouillées de larmes lui effleurant la braguette...
Il se lançait dans une folle parade amoureuse, un genre de jerk à deux temps, qui enrôlait Grande Mamelle dans une histoire de fou.  
Avec des soubresauts de jeune cabri, il arrivait quand il visait juste, à mettre la langue dans la bouche de mon amie, avide de sensations buco-génitales. Il aurait très bien pu se passer de cette danse ridicule, Grande mamelle faisait tellement de rétention sexuelle depuis des années, qu'elle l'aurait aspiré rien qu'en s'asseyant sur ses genoux. 

Las, je me cassais. Je laissais mon amie à la merci de rugbymen en rut, qui n'avaient pas vu de vraie femme depuis la dernière rediffusion de la Cuisine des mousquetaires sur FR3 en 1989... 

Hélas je n'ai point fermé l'oeil de la nuit, rongé par l'inquiétude et par l'acide chlorhydrique que je rendais aux égouts à cause de ces mélanges inquiétants que je venais d'absorber en quantité rigolote. Dans banga il y a de l'eau, oui mais pas trop.

Grande mamelle tardait. L'aube se pontait comme tous les matins avec sa rosée qui trempe les espadrilles et fait puer des pieds.  L'aube et son cortège de cliché à la con qui sent le café et les câlins de familles nombreuses le dimanche matin. 
Rien de tout ça. Grande mamelle n'étant toujours pas rentrée, je me décidais à l'attendre dans la rue. 

D'abord comme un mirage dans la brume de l'été, une forme avec des gros seins se dessinait. C'était elle. Elle se cognait dans les immeubles mais surtout, elle tenait dans sa main crispée, son soutien-gorge (ou son slip je ne sais plus).

A sept heures du matin, je savais que Grande Mamelle n'était pas morte dans la nuit. 
Elle avait retrouvé le chemin de la maison par je ne sais pas quel miracle, guidée peut-être pas les effluves des croissants, que Frédérique faisait frire pour le petit déjeuner avec du jambon de Bayonne et des gésiers de canard au lard. 

La véritable histoire, personne ne la connait. Grande Mamelle mourra un jour en emportant le secret de sa nuit dans un tombeau avec des faux seins en granit. 
Cependant, j'ai pu lui arracher, entre deux hoquets de banga rance, un résumé de sa nuit avec David Hallyday le Gersois: 

Après quelques lambadas très en vogue en cette fin de siècle, il lui proposa  quelques verres d'alcool de canard, puis une cigarette sur le bord de la route avant que de l'enfoncer ....... dans le sous-bois. 
La nuit lourde, se posait comme un rideau de velours dévoré, tricoté par Barbara avant qu'elle ne meure d'asthme sous des tonnes de clichés poussiéreux, sur cette nature... Mon amie se convainc que des choses et des fluides seront échangés.  Peut-être même des trucs cochons avec la bouche et des doigts avec du gel. 

Et c'est l'aube imbécile et frileuse, celle-là, à la con comme un film de Rohmer, qui réveillera de sa fraîcheur ma douce amie Grande Mamelle, en lui caressant sa grosse joue comme pour lui dire " OH connasse, debout ton ange blond s'est fait la malle ".... De là à penser qu'il était éjaculateur nyctalope et précoce il n'y avait qu'un pas. 
Mais ce matin là, au dessus du visage de Grande Mamelle, broutait un cheval qui se demandait sans doute ce que faisait cette belle dame, les seins évadés, couchée sur l'herbe grasse. 
L'ange blond se serait transformé en cheval, pendant la nuit, ou était-ce le cheval, qui par une belle nuit d'été gagnait les faveurs de sa marraine la fée qui le transforma pour quelques heures en un ange blond ? 

Laissons à Grande Mamelle le secret de son conte de fée obscène. Elle sait. Moi pas. 

Mais quand même. Je me le serais bien fait ce blondinet à la langue d'oc .... 











jeudi 24 mars 2011

J'en connais qui ont fait du cheval (mais ils en mangeraient quand même)






Vous vous rappelez Grande Mamelle ? C'est le moment ou jamais, sinon rebroussez chemin, répondez à vos mails ou touchez vous le petit, vous ne méritez pas d'être ici. 
Cette histoire est vraie et pour rassurer les tapettes  secouées de bons sentiments ou les anthropomorphes façon Bardot qui n'ont jamais vu ce que la nature d'un âne peut faire subir à sa moitié (sous le regard concupiscent de la tapette sus-nomée), aucun animal n'a été réellement molesté, malgré ce titre fort sexy. 

C'est à la fin du 20ème siècle que nous étions sveltes. Pour corriger cette énormité de Dame Nature, nous décidâmes, Frédérique, Grande Mamelle et moi, de partir pour le Périgord, Shoah du canard gras et de l'anorexie mentale...  
C'est Frédérique, de son vrai prénom Frédérique qui prendra le volant et nous conduira jusqu'à la terre promise de l'ultra-calorie, de la cirrhose du foie palmipedièsque, là ou même le légume vert pousse dans du gras avec de la peau de canard autour. 
Et si c'est pas du légume vert, c'est de la truffe. 
Ce pays s'appelle le Paradis. Le Paradis Gras.  Mais Michel Berger est parti trop tôt pour en faire une chanson.
Les 3 premiers jours, chacun de nous pris 8 kilos. Nous nous auto-gavions comme des oies, afin de plaire plus vite aux indigènes huileux. A la fin de notre petit déjeuner aux graisses trans, la grand-mère de Grande Mamelle ( Mamamamelle en alsacien), passait la deuxième couche, en nous offrant des viennoiseries à la graisse d'oie et au sucre de peau de canard.
 A midi nous nous suffisions d'un petit frichti à la viande de canard confit dans la graisse de son caneton, avant que de nous enfoncer dans les terres, visiter quelques églises romanes en margarine de canard ... Grande Mamelle restait dans la voiture, car elle faisait un peu d'asthme allergique et beaucoup de rétention d'eau de gras.

Dans son infini sens de l'humour, Dieu nous imposait cette fois la soif. 
Cette incroyable soif, que même l'huile d'olive extra vierge ne saurait éteindre. 

Alors l'alcool. 
 Et ce soir d'Août, lourd et moite....  Grande Mamelle et moi succombions à l'appel lâche de la sangria locale : du vin rouge, du banga et des rondelles de canard. 
 Frédérique est restée au lit pour lire un livre sur la Grèce et ses méfaits. 
Dans un garage qui ressemblait franchement à un garage, quelques locaux ont crée la bodega la plus hype de tout le Périgord Gras: La Bodega De la Mierda.

La sangria fût pour nous une libération sexuelle. Les villageois n'avaient pas vu de viande fraîche depuis l'invention du moulin à huile. Grande Mamelle et moi avions donc toutes nos chances pour nous faire démonter la jante en alu. 
Et puis, un  garçon aux cheveux blonds et un peu gras, est entré dans le garage. Il ressemblait à david Hallyday avant le succès des Enfoirés. 
J'ai très vite compris qu'il n'était pas pour moi, parce que le village n'avait pas encore été confronté à la modernité de l'homosexualité. Il fallait attendre encore deux ans. 
En revanche, Grande Mamelle a su, au souffle du battement de son  cil, qu'il y avait de quoi lui remplir la misère sexuelle, s'il avait un préservatif.

Si vous tenez absolument à savoir pourquoi j'ai mis un cheval dans le titre, venez me lire régulièrement. 








lundi 7 mars 2011

Demain, c'est la saint Jean-de-Dieu ou la journée de la femme.



Mesdames, on vous gâte.




D'abord il y a la fête des mères, la fêtes des grand-mères si vous êtes grand-mère (sans avoir été mère suivez un peu... ) et enfin, la fête des secrétaires. 

Si vous n'êtes ni mère, ni grand-mère et n'avez pas été foutue de devenir une secrétaire, l'homme a pensé à vous :
Tous les ans, depuis 101 ans, le 8 mars vous est dédié.

Oh rien de grandiloquent rassurez-vous. 

Non non. demain 8 mars, des milliers de gamines continueront à ne pas aller à l'école pour ne jamais contrarier dieu et leur papa.
Des milliers de femmes iront faire les courses, bâchées d'une jolie burqa en priant que le vent, ce vicieux mécréant, ne soulève le bas de leurs camisoles.

Demain en Inde, des centaines de petites filles se marieront et coucheront avec des messieurs deux fois retraités, pour ne pas chagriner toute la famille, si elles n'ont pas eu la chance d'avoir le visage effacé à l'acide sulfurique pour avoir osé un avis sur la question.

Demain matin Sakineh se prendra peut-être des cailloux dans la gueule au nom du dieu miséricordieux, dans un pays ou ce 8 mars 2011, il vaudra mieux être une chèvre, un suppositoire ou un cafard, plutôt qu'une femme.
Demain matin, des dizaines de petites filles se feront découper le clitoris, et recoudre le frifri à vif, par des mammas africaines, des femmes... parce que le plaisir, c'est le mal. 

Le 8 mars 2011, des centaines de françaises se prendront un danse et mourront sous les coups affectueux de maris excédés qui auront trouvé le rôti trop cuit  (ou pas assez, ou  trop chaud, ou pas aussi bon que celui de sainte-maman, une vraie femme, pas une salope comme les autres).

Demain matin vous lèverez vos gosses en gueulant, les emmènerez à l'école, en vous excusant devant une autre femme dont c'est la fête éponyme (j'aime bien ce mot), d'avoir débarqué votre progéniture un quart d'heure après la sonnerie (les enfants sont si cons.. ce quart d'heure manqué n'aurait rien changé de toutes façons) 

demain on continuera à vous payer moins que vos collègues masculins qui sont, reconnaissons-le, jamais enceintes et jamais en maladie pour s'occuper de la rougeole purulente de Chloé, la petite dernière non désirée mais toujours habillée en rose princesse et qui attendra toute son adolescence comédogène, que le prince charmant lui décolle un jour la rétine à grands coups de testostérone  (ou le prince pédé si votre fille est un garçon et là, ne changez rien !) 

Demain en France, l'avortement sera toujours un problème de femme réglé par des hommes, vous verrez que la première interrogation du monsieur qui tient l'aiguille à tricoter, sera de connaître l'avis du futur papa : Gérald, le mec qui mesurait 1m 40 et qui hurlait du Jean-Pierre François au karaoké du "Privé", la boîte de nuit près de la rocade sud de Noeuds-les-Mines avec qui vous fêtiez dans les toilettes, à la bière et au pétard, l'enterrement de jeune fille de votre meilleure amie...

Demain vous saurez qu'on a raison de croire que Dieu est un homme,
sauf que demain, Marine Le Pen a 22 % d'intention de vote. Elle est contre l'avortement, le droit des gays (qui sont un peu des gonzesses, faut l'admettre) et des lesbiennes (qui sont un peu des gonzesses, faut l'admettre)...  son sport préféré est le tir et elle pense qu'il faut deux noires pour une blanche.




Oui mais Dieu est très con aussi. 






vendredi 4 mars 2011

Tu ne tueras point ...

(Sauf si y pas de témoin).



Aujourd'hui, c'est un peu le printemps. 

Me voilà flânant le long de l'avenue Kennedy, profitant des premiers rayons de soleil et du joyeux stridulit des oiseaux à la con qui sont revenus trop tôt. 

Je me rends à mon travail, mais je m'en fout, fait beau c'est déjà ça.

Au loin, je vois deux filles blondes, frêles et encore très jeunes. L'une d'elles trimbale sa progéniture dans une poussette. Je ralentis et les suis un moment. Elles ont à peine 20 ans. Elles ont l'air d'avoir déjà bien connu la vie, ses turbulences et le grand méchant loup à la turgescence féconde...  Elles n'ont rien de couture, pas de chic, comme échappées d'un film d'Agnès Varda.  
Juste un peu de féminité trop appuyée. Elles ricanent, se poussent du coude pour la rigolade. 
Elles sont entrain de perdre leur adolescence dans un immense éclat de rire. Mon âme d'assistante sociale prend le dessus. J'imagine la difficulté de ces 2 existences et demi, les fins de mois qui n'en finissent pas de finir, les allocs et le RSA, l'ex petit ami qui ne paye plus la pension alimentaire ... Je compatis. Je ne compatis pas souvent. Mais là je compatis à mort. :

Les hormones sans doute ou la mort d'Annie Girardot.

Je suis un peu en retard, je presse le pas et les dépasse.
Au moment ou je passe devant le petit cortège,  j'entends une voix derrière moi :

-" t'as vu ses baskets, c'est quoi ces trucs de gros pédé ?"  

Jamais je n'aurais dû me retourner. Jamais je n'aurais dû demander de répéter cette si gracieuse formule ...

je n'eus pour toute réponse qu'un très onctueux  : 

-" Qu"ess t'as? T'as un problème fils de pute ?" ...  

Alors qu'elle ne connaît même pas ma mère (qui est quelques fois franchement limite au niveau de la terra-cotta je vous l'accorde, mais j'en connais d'autres.. et des hommes d'affaires, en plus).... 
Et plutôt que de ponctuer sa circonlocution par un point d'exclamation, elle me gratifie d'un glaviot fondant, venu mourir à la pointe de ma chaussure d'homosexuel pondéralement surchargé.

En voilà des manières de petite salope, je me dis en moi-même. 

Ces jeunes filles que je ne connaissais que de dos, se présentaient maintenant à moi, toutes caries dehors... Et en une seconde je photographiais la scène :
Les Ménines par Nino Manfredi ou Pasolini ... Un enchevêtrement de goût obscène, de couleurs criardes et de musique Larussoièsque. 
La maman, qui titubait devant la poussette salie par ses anciennes grossesses,  avait le visage radieux d'une femelle orang-outang à qui on aurait fait des mèches au bonnet. Elle avait la bouche serrée et ridée comme un trou du cul, à force de téter la gauloise blonde de contrebande. Ce petit anus était peint en rose nacré, il s'ouvrait de temps en temps et laissait découvrir une denture couleur de chaume... 
Son mascara posé à la brosse à chiotte faisait écho au remugle bon marché  émanant de son T-shirt chiné chez Jennyfer, temple de l'agueusie modale et de la diarrhée textile. 
Dans la poussette gigote son babouinot de 6 mois qui a déjà le diam's à son oreille percée (la  gauche parce qu'à droite ça fait pédé).  Le petit John Ross Kevin Foutzheimer ne le sait pas encore, mais il ne sera jamais beaucoup plus fin que sa mère, qui l'a désiré comme on désire une leucémie, fabriqué dans une cave et fini au pipi par un papa encore au CM2, à cause de l'immense vide qui lui dilate la boîte crânienne.
Le pauvre gosse me sourit, un éructat de lait aigre à la commissure. Il ne sait pas encore qu'il devra un jour me détester, comme sa mère me déteste aujourd'hui ou comme son père me déteste, absent aujourd'hui parce qu'il y a du tuning à Lepanges sur Vologne et qu'il sort pour la première fois sous roaccutane .  
Je ne peux pas même lui en vouloir. Mais ça va pas durer ... 




La copine, impeccable dans ses bottes en plastique blanc qui fait sentir des pieds,  a le sourire d'un veau de mer. Elle est tellement hydrocéphale qu'elle pourrait se noyer de l'intérieur.  Elle est vilaine au point d'avoir été refusée par les témoins de jéhovah, qui ont pourtant l'habitude de taper dans de la moche  désespérée pour gonfler les effectifs et les zizis des messieurs du culte le dimanche matin !
Un sourire de connasse confit par le vide. Elle a laissé l'étiquette du prix sur la semelle de sa botte.
 La copine donc,  parle peu. 
Sans doute ne sait-elle pas parler. Et c'est bien ainsi. Elle bouge un peu la tête pour montrer qu'elle est vivante et que dieu existe entre deux fous rires, à cause du choléra en Haïti. 
En revanche, elle tousse. Elle tousse suavement, grassement et entre deux magma glaireux, on entend distinctement: -"ouais vas-y on s'casse" ou peut-être était-ce juste un reflux gastro-oesophagien... 

Voilà ma haine livrée à votre lecture. Suis-je coupable de jugement de valeur, ou victime d'homophobie à tendance "filsdeputiesque" ?  

Et surtout, si ma mère délicatement pomponnée est une pute, de qui cette guenon fluo, parfumée à l'ambre libertine et peinte comme un arrêt de tram mulhousien  est-elle la fille? 

Je vous le demande. 


  


lundi 31 janvier 2011

La Mode La Mode La mode Chapitre 2



Savez-vous bande de gueux à la vision modale proche du big bang et de la soupe primitive, que la mode, ça s'apprend ?
Moi, en vendant le foie et le bras gauche de mon père à un riche texan, j'ai pu accéder à ce savoir incroyable et intégrer la folle école "de le la mode unbelievable" de Strasbourg:  

 MJM.


Lors de la signature du chèque, à la rentrée, MJM signifiait Mouvement, Juxtaposition, Maquette..

A Pâques, nous avions compris qu'il s'agissait de Michel et Jean-Marie, deux frères vaguement sépharades, qui avaient trouvé le filon du siècle: appâter les "sans diplôme" pour en faire des futurs "sans travail" mais bien habillés ....

Dans cette école il y avait des professeurs (Quand on a vécu la chose de l'intérieur, c'était loin d'être évident...)

Après avoir déposé mon chèque aux pieds de Michel et Jean Marie, les veaux d'or de la mode strasbourgeoise, nous avions droit à des cours de stylisme, dispensés par une fausse blonde vénérienne, au talent approximatif, à la voix attaquée par la mycose à force de lècher les regrets jaunies de son ancienne vie, chez Givenchy je crois. 
Elle était à la mode ce qu'Alexandre Jardin est à la littérature.
 Elle trouvait mes modèles trop Jean-Paul Gaultier, je trouvais les siens trop Jean-Pierre Treiber. On était pas d'accord.
Nous avions également la chance d'avoir de vrais cours de dessins anatomiques prodigués par un chauve plein de hargne et d'un reste de psoriasis près des oreilles
  Ce monsieur me dégoutait à tout jamais du dessin à vu, sans nus. Jamais de nus... Jamais, JAMAIS. 
Grâce à lui, j'ai appris à déhancher un homme sur papier. Pas sur un papier ou un canapé ou dans une cave ! Non non, sur papier ...pendant ces deux ans, je n'ai eu personne à déhancher ..  dans cette école les activités sexuelles des invertis étaient réprimées par une infâme secrétaire de direction à la gueule de lotte et à l'haleine éponyme... Elle avait le sourire malicieux de Simone Weber, la grâce arachnéenne de Françoise Verny et la coiffure d'Agnès Varda.

Un comble pour une école ou pédés, tapettes et lopettes  (et les écartées du bac G, décolorées à l'eau oxygénée) passaient leurs journée à surpiquer des kilomètre de tissus Toto Soldes en espérant en faire des robes du soir, des fois qu'il y aurait eu des soirs à Strasbourg ... Cette conne habitait, je me souviens, rue des Mésanges à Strasbourg sans savoir ou se trouvait la boutique Hermes ... Elle ne portait que des carrés Pierre Cardin et des claquettes du Docteur Scholl. Quand on se parfume au Gloria Vanderbilt, c'est bien la moindre des choses.

Cette secrétaire, un jour m'a offert une semaine entière de mise à pied, parce que je n'avais pas rendu à temps, l'habit d'un chien. oui, d'un chien...  
Un habit dessiné et cousu pour un défilé canin, organisé par le Lion's club .... 
Je n'ai jamais pu rendre aux membres de ce club toute la considération que je lui porte depuis 20 ans ! Comment aurais-pu leur dire que j'aurais préféré faire l'amour au chien, plutôt que de l'habiller de mes talents ... 
Nous disposions également du savoir de Martine Verbouteille, notre professeur d'impression textile, qui a du sentir le filon, elle aussi en se faisant embaucher par Michel et Jean-Marie Ben Sentier ... Mais elle me donnait des bonnes notes parce qu'à la fin du mois, ça ne devait pas changer grand chose à sa vie !! Sauf que cette Martine, je l'aimais bien. 
Elle est devenue une copine de Facebook, ne comptez pas sur moi pour en dire du mal.

Enfin, à l'école de la mode incroyable, nous avions un professeur de couture, Madame Vantolina. 
Elle était aimable comme une infirmière de maison d'arrêt, elle sentait le chèvrefeuille, le tabac à chiquer et le champignon noir, mais elle cousait comme personne. 
Moi non. 
Elle marchait les jambes écartées pour ne pas se cogner dans sa descente d'organe prématurée. 
Moi non.
 Elle voulait nous apprendre à créer nos vêtements, à devenir des couturiers, moi je voulais apprendre à hurler sur des couturières pour qu'elles fassent ce que j'avais dessiné. 
Elle voulait nous apprendre à couper dans le droit fil, 
moi je voulais apprendre à hurler sur des couturières pour qu'elles fassent ce que j'avais dessiné ...
 On était pas d'accord. 

Un matin, comme Madame Vantolina avait beaucoup de retard, je conclue bruyamment qu'elle était morte et que nous avions notre matinée de libre...

Un peu plus tard, la secrétaire à la tête de poisson est venue nous dire que Madame Vantolina était décédée d'une crise d'asthme. Ca tombait bien, je n'avais absolument pas fait le travail qu'elle m'avait demandé la veille.  
J'hésitais longuement avant de porter plainte contre cette école qui engageait des professeurs souffreteux  à l'espérance de vie du hamster d'Alsace et à la respiration haletante du foetus qui sent poindre l'aiguille à tricoter, mais ma mère qui n'y aurait jamais pensé avant, a su m'en dissuader, en m'offrant une nouvelle veste Jean Paul Gaultier juste avant qu'il ne crée du parfum pour des hétérosexuels contrariés. 
Depuis, quand je sens la vanille et la lavande, je pourrais rendre.. 

Un jour, sans rien me dire, la mode est ressortie de mon corps par mon anus. Ma joie fût si intense que j'ai faillit croire en dieu mais heureusement, la vie c'est pas que de la rigolade...

jeudi 27 janvier 2011

La Mode la Mode la Mode ... Chapitre 1




Muy bien.  


Saviez-vous bande de mortels, que la truie est en chacun de nous ? J'en connais qui ont trouvé suffisamment de place dans le dedans d'eux même pour en loger plusieurs  ...

 Karl Lagerfeld  avait largement de quoi accueillir Nif Nif, Naf Naf et Nouf Nouf rien qu'en ouvrant la bouche et il restait largement de la place pour un Claude Montana de passage, pour qui se souvient de ce grand monsieur de la mode. 
Depuis Karl a découvert le soda light, il a perdu 60 kilos et peut enfin rêver de coucher avec Hedi Slimane, LE créateur qui titille le cartilage diaphane de toutes les anorexiques de la planète mode, celles qui rendent aux chiottes, l'acide chlorhydrique de leurs estomacs  en se tripotant le téton d'un sein fané par les privations.
A cette époque, les couturiers étaient moches, flasques et couleur  Donatella Versace, diarrhée hémorragique tirant vers le céladon foncé.
Il y avait Montana donc, couturier déchu qui a posé ses derniers croquis chez Lanvin fin 90, comme le zébu pose sa bouse sur un carré de savane.
Jean-Claude Jittrois, sosie parfait de Jean-Claude Van Damme, qui a inventé le cuir stretch (et le bon goût qui va avec)  qui habille depuis toujours Jean-Philippe Smet (avec cette élégance qui me ferait rendre,   qui se tape le stade de France en affrontant un tsunami de minima sociaux qui rêve de s'habiller pareillement, mais a juste les moyens de se payer le briquet du concert. 
Heureusement la plupart d'entre-eux passera dans l'émission strip-tease pour se donner le coup de grâce en humiliant leurs enfants qui arréteront l école à 12 ans et à 117 mots de vocabulaire pour seul bagage Vuitton. Tout ça pour devenir chanteur au Royal Palace de Kirrwiller dans le meilleur des cas, ou bénéficiaire du "RSA Johnny Hallyday" dans le pire des cas, comme papa... Des fois, je passerais bien à la kommandantur DDASS pour y déposer des listes... Mais je digresse... La mode c'est quand même mieux que des pauvres qui crèvent dans du Kiabi en rêvant d'avoir un chalet à Gstaad. Un comble pour ces gens qui aimeraient tellement payer des impôts mais qui ne peuvent pas!) ... 

Enfin il y avait le couturier Valentino, une folle séculaire, bronzé à l' UV carcinomeuse, orange comme un directeur d'entreprise de transport  de la banlieue mulhousienne. Valentino, ce virtuose de la surjeteuse BERNINA, qui a pondu la même robe rouge à       20 000 euros durant 700 collections et qui, lui aussi, s'est fait martyriser le tortellino par des tombereaux d'éphèbes, la virile turgescence à la main, échoués sur la via dei Condotti à Rome, ravis de montrer al maestro qu'ils avaient grandi étaient enfin majeurs. 




Je peux vous en parler librement, c'est d'ailleurs à cette époque que j'entrais à l'école de la mode incroyable à Strasbourg, dans cette ville ou justement, en matière de mode, il ne s'est rien passé depuis la création de la coiffe à noeud et du "plissé bouillonné" à la Hasenfratz... 

Rien, oualou. 

Strasbourg est à la mode ce que le Sahel est à la cuisine moléculaire. Et moi j'allais y apprendre la mode. Heureusement j'avais déjà le sens de l'humour...

Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais j'ai approché à l'époque, des gens qui ignoraient qui était Anna Wintour! 

 Quelle leçon d'humilité.


jeudi 6 janvier 2011

Bonne année mon cul et joyeux anniversaire aussi




Nous autres, Homo sapiens sapiens sapiens avons trois moments de bonheurs prémédités dans une année ...


- L'anniversaire,

 une fête organisée par des connasses plus jeunes que nous (j'aurais pu écrire des connards, mais les filles, c'est souvent des connasses, même entre elles...) qui nous feront souffler sur des bougies plantées comme des banderilles, dans une génoise infâme, imbibée d'eau sucrée, de rhum bon marché et de crème au beurre, en nous demandant en plus, de faire un voeux ...
    Arrêtons de souffler les bougies, cela fatigue les bronches, contamine la crème au beurre et fait mourir les connasses sus-citées, car c'est souvent le voeux que je fais...  Ou alors, ne gardons qu'une seule bougie sur la génoise .. Après tout, nous n'avons qu'une seule année de plus .... Nous n'avons besoin de personne pour nous rappeler que l'on se rapproche du cimetière.

- Noël,

 son esprit, son bonhomme rouge et blanc qui secoue sur ses genoux, la moitié de la France impubère en attendant que le petit oiseau sorte mais qui s'essuie entre deux clichés .

On se blottie devant les automates des vitrines des grands magasins, en espérant que les pauvres, c'est pas comme le père noël, ça n'existe pas.


Et puis, à minuit, ça regarde le pape qui titube en se grattant les stigmates dans les travée de la place Saint-Pierre, en riant jusqu'à la gerçure, de voir qu'après 2000 ans de rigolade, les fidèles ont toujours autant le sens de l'humour.

-Nouvel an ou Saint-Sylvestre,

est la plus belle nuit de l'année. Elle aussi nous pousse vers le funérarium, mais tout en douceur, en 12 petits coups d'horloge comtoise, tout doucement pour pas qu'il pleure (alors que ça fait pas si mal que ça)  ... Une nuit si douce, si chic par la grâce du champagne, qu'on se demande pourquoi Dieu n'a pas choisi le 31 décembre pour l'anniversaire de son fils.

Quant à Marie ? Elle danse Marie. Elle danse ...