lundi 22 août 2011

Juste une mise au point

Soyons sérieux ....  Si vous me pensez assez joueur pour vous fourguer du Jackie La Gousse rien que pour faire un titre eighties, c'est que vous me connaissez assez pour savoir que quand je vous fais des textes pour vous dégercer la lippe, ben c'est pour vous dégercer la lippe.

Mais pour tous les autres qui pensent que je suis méchant, sachez le : oui je suis assez méchant.
Mais moins,
très largement moins que le monde qui m'entoure, mais j'aime bien remettre les pendules (à Quartz) à l'heure.
Je suis misanthrope. Oui madame, mais pas plus que Mâme Kötter.



Mâme Kötter est ma vilaine voisine du 2 ème qui déteste tout ce qui ne sent pas comme elle....

 Elle déteste les arabes qui ramadanent en douce pour mieux nous envahir, les noirs qui sortent dans la rue  en robes de chambre boubouteuses  et surtout les juifs qui sont très riches. Elle n'aime pas les chats qui font dans ses pots de fleurs, elle dénonce à la kommandantür gendarmerie  les pédés et les gouines qui s'envoient en l'air dans l'immeuble, parce qu'elle ne s'envoie que les canules de ses anti-hémorroïdaires .
 Elle conchie les gauchistes, les anars et l'UMP molle, les filles mères et les avortées. Elle a même arrêté le tricot en 1968, pour que les voisins ne la prennent pas pour une faiseuse d'ange.
Elle a du mal avec les aveugles qui se cognent bruyamment contre les murs en braillant et les mal-gaulés en fauteuil parce que ça prend de la place sur le trottoir ou elle fait chier son chien, là même ou son mari est mort de honte en mai 81. Mâme Kötter marche droit, elle.

Cher lecteur du premier degré,

Sachez juste que je rêve de côtoyer un pédé juif en fauteuil roulant mal-voyant, qui vient de perdre sa maman.
je ne demande qu'à revivre les grands soirs du  "Monocle",  la cantine parnassienne de Renée Vivien, en compagnie d'une grosse gouine déguisée en Muriel Robin en fille, voire de me laisser envahir la redingote "Nicolas Ghesquière" dans un bar de la rue Brisemiche plutôt que de croiser, un instant seulement, le regard de Christian Vanneste dans une pissotière.
Je me ravis de manger des têtes de nègre avec ma copine Awa de Bamako (même le dimanche, je sais).
Et puis surtout, je rends grâce à mes copines qui ont toutes fait des enfants en baisant copieusement, avant de rentrer dans l'église et dans le mariage.
 J'en connais même qui ont fait l'amour avec des handicapés socialistes, c'est pour vous dire.

Pour finir, il m'est arrivé de partager un moment délicieux avec ma copine Zohra, dévoyée et dévoilée, en picorant avec elle un tout petit peu de jambon serrano et un verre de vin sans offenser le moindre dieu.... Juste pour le plaisir d'être ensemble. 

Pierre Deprosges disait : "En un mot comme en cent, chers habitants hilares de ce monde cosmopolite, je répéterai inlassablement qu’il vaut mieux rire d’Auschwitz avec un juif que de jouer au scrabble avec Klaus Barbie."
(Vivons heureux en attendant la mort / Éditions du Seuil )

 j'en ai déjà trop dit, mais de là à demander pardon ...


3 commentaires:

  1. Pourquoi demander pardon ? Il me semble que tu assume entièrement ce que tu écris et ta vision du monde...
    Tu décris parfaitement les méandres de cette vie dont nous sommes liées, bien sur, à ta façon et avec un vocabulaire et une culture que je suis bien loin de maitriser, d’où des fois, un certain questionnement.
    Simplement te dire que tu as beaucoup de talent pour dire haut ce que beaucoup pensent bas, ta façon de décrire certaines choses de la vie, personnellement, me font réfléchir...
    Cordialement ;)

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  2. T'as quand même pas pensé à moi pour le portrait de ta voisine ??? SI ??? huhuhuhuhu....

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  3. bien sur que non ! tu es une gentille toi aussi dans le fond !

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