jeudi 31 mars 2011

Equitation (ou comment devenir une star du X dans le Gers)


Je tiens assez souvent mes promesses. Enfin j'essaie. Enfin quand c'est pas des trucs sexuels en échange d'une vodka... (c'est fini tout ça ...)  En revanche quand c'est gratuit et  au dépend d'autrui et bien je promets.
Rappelez-vous, je vous laissais la semaine dernière, dans la Bodegua de la Mierda, un garage pourri, rempli d'hétérosexuels bourrés au banga vin rouge, situé rue du cholestérol à Cologne dans le Gers. 





si c'est pas malheureux ...


Là-bas, loin de nos villes, de nos villages, l'hétérosexuel gersois se reconnait à sa forme ovale. Il est nourri à la peau de magrets de canard grillée, assez mou de la ventrèche et il a la tête terriblement rentrée dans les épaules, son absence de cou est une originalité périgourdine et congénitale,  cela n'enlève quasiment rien au charme de cette montagne de chair persillée de gras déguisée en idiot du village, puisqu'il a aussi de très beaux cheveux bruns qui poussent drus juste au dessus de ses sourcils. 

Ils étaient plusieurs spécimens du genre dans ce garage, à dodeliner du chef sur "Touch me" de Samantha Fox... 
Je sais pas vous, mais moi cette chanson, elle me fait dodeliner de partout même du cul.

 Avec Grande Mamelle, nous avions déjà vidé la cave de l'unique bar de ce bled à la con un peu plus tôt dans la soirée, nous étions donc déjà fort chargés de liqueurs en tout genre à l'heure de la dégustation du Banga vin rouge ....  
Nous aurions mieux fait de nous tenir à un verre de jus de canard pressé...
Pensez-vous !! 
 Grande Mamelle hurlait à la mort  le refrain de la chanteuse mamelue. 
Elle pensait comme d'habitude que son charme et le contenant de ses balconnets suffiraient à faire oublier les décibels éructés.  
Elle avait raison. J'eu beau me tortiller dans tous les sens en me tripotant le téton à vif, ils me regardaient tous, hagards comme une poule qui trouve un couteau suisse... 

Grande Mamelle en revanche a su les subjuguer. 
Un coup de fesse à gauche, un autre à droite, la tête dans le bol à sangria, les mains sur ses excroissances  mammaires qui défiaient les lois de la physique. 

Ce soir, les hommes sont trempés de sueurs. Au bord du malaise, quelques-uns tentent une approche, mais Grande mamelle est ce soir la Zingara, l'Esmeralda de la Bodega de la Mierda, la Zora la rousse de cette cours des miracles ou tous les hommes perdent leur substances par le nez et le zizi, pour devenir des Frollo et des Quasimodo soumis aux ordres de cette papesse aux seins dithyrambiques. 

Moi rien. J'aurais pu m'asseoir nu en pétant dans le bol de sangria. Rien.  

Je laissais Grande Mamelle prendre le contrôle de la nuit.  

Quand enfin elle se libérait du bol de sangria, elle vit  le doux visage d'un David Hallyday des dimanches et jours fériés qui avait le zizi tout dur la couvait du regard de l'amour infini et imbécile des films de Rohmer...  Un gersois gaulé comme un entonnoir à gaver les oies, mais blond. Mais blond à un point que s'il était né en Alsace, on lui érigerait une statue avec des femmes veuves et mouillées de larmes lui effleurant la braguette...
Il se lançait dans une folle parade amoureuse, un genre de jerk à deux temps, qui enrôlait Grande Mamelle dans une histoire de fou.  
Avec des soubresauts de jeune cabri, il arrivait quand il visait juste, à mettre la langue dans la bouche de mon amie, avide de sensations buco-génitales. Il aurait très bien pu se passer de cette danse ridicule, Grande mamelle faisait tellement de rétention sexuelle depuis des années, qu'elle l'aurait aspiré rien qu'en s'asseyant sur ses genoux. 

Las, je me cassais. Je laissais mon amie à la merci de rugbymen en rut, qui n'avaient pas vu de vraie femme depuis la dernière rediffusion de la Cuisine des mousquetaires sur FR3 en 1989... 

Hélas je n'ai point fermé l'oeil de la nuit, rongé par l'inquiétude et par l'acide chlorhydrique que je rendais aux égouts à cause de ces mélanges inquiétants que je venais d'absorber en quantité rigolote. Dans banga il y a de l'eau, oui mais pas trop.

Grande mamelle tardait. L'aube se pontait comme tous les matins avec sa rosée qui trempe les espadrilles et fait puer des pieds.  L'aube et son cortège de cliché à la con qui sent le café et les câlins de familles nombreuses le dimanche matin. 
Rien de tout ça. Grande mamelle n'étant toujours pas rentrée, je me décidais à l'attendre dans la rue. 

D'abord comme un mirage dans la brume de l'été, une forme avec des gros seins se dessinait. C'était elle. Elle se cognait dans les immeubles mais surtout, elle tenait dans sa main crispée, son soutien-gorge (ou son slip je ne sais plus).

A sept heures du matin, je savais que Grande Mamelle n'était pas morte dans la nuit. 
Elle avait retrouvé le chemin de la maison par je ne sais pas quel miracle, guidée peut-être pas les effluves des croissants, que Frédérique faisait frire pour le petit déjeuner avec du jambon de Bayonne et des gésiers de canard au lard. 

La véritable histoire, personne ne la connait. Grande Mamelle mourra un jour en emportant le secret de sa nuit dans un tombeau avec des faux seins en granit. 
Cependant, j'ai pu lui arracher, entre deux hoquets de banga rance, un résumé de sa nuit avec David Hallyday le Gersois: 

Après quelques lambadas très en vogue en cette fin de siècle, il lui proposa  quelques verres d'alcool de canard, puis une cigarette sur le bord de la route avant que de l'enfoncer ....... dans le sous-bois. 
La nuit lourde, se posait comme un rideau de velours dévoré, tricoté par Barbara avant qu'elle ne meure d'asthme sous des tonnes de clichés poussiéreux, sur cette nature... Mon amie se convainc que des choses et des fluides seront échangés.  Peut-être même des trucs cochons avec la bouche et des doigts avec du gel. 

Et c'est l'aube imbécile et frileuse, celle-là, à la con comme un film de Rohmer, qui réveillera de sa fraîcheur ma douce amie Grande Mamelle, en lui caressant sa grosse joue comme pour lui dire " OH connasse, debout ton ange blond s'est fait la malle ".... De là à penser qu'il était éjaculateur nyctalope et précoce il n'y avait qu'un pas. 
Mais ce matin là, au dessus du visage de Grande Mamelle, broutait un cheval qui se demandait sans doute ce que faisait cette belle dame, les seins évadés, couchée sur l'herbe grasse. 
L'ange blond se serait transformé en cheval, pendant la nuit, ou était-ce le cheval, qui par une belle nuit d'été gagnait les faveurs de sa marraine la fée qui le transforma pour quelques heures en un ange blond ? 

Laissons à Grande Mamelle le secret de son conte de fée obscène. Elle sait. Moi pas. 

Mais quand même. Je me le serais bien fait ce blondinet à la langue d'oc .... 











jeudi 24 mars 2011

J'en connais qui ont fait du cheval (mais ils en mangeraient quand même)






Vous vous rappelez Grande Mamelle ? C'est le moment ou jamais, sinon rebroussez chemin, répondez à vos mails ou touchez vous le petit, vous ne méritez pas d'être ici. 
Cette histoire est vraie et pour rassurer les tapettes  secouées de bons sentiments ou les anthropomorphes façon Bardot qui n'ont jamais vu ce que la nature d'un âne peut faire subir à sa moitié (sous le regard concupiscent de la tapette sus-nomée), aucun animal n'a été réellement molesté, malgré ce titre fort sexy. 

C'est à la fin du 20ème siècle que nous étions sveltes. Pour corriger cette énormité de Dame Nature, nous décidâmes, Frédérique, Grande Mamelle et moi, de partir pour le Périgord, Shoah du canard gras et de l'anorexie mentale...  
C'est Frédérique, de son vrai prénom Frédérique qui prendra le volant et nous conduira jusqu'à la terre promise de l'ultra-calorie, de la cirrhose du foie palmipedièsque, là ou même le légume vert pousse dans du gras avec de la peau de canard autour. 
Et si c'est pas du légume vert, c'est de la truffe. 
Ce pays s'appelle le Paradis. Le Paradis Gras.  Mais Michel Berger est parti trop tôt pour en faire une chanson.
Les 3 premiers jours, chacun de nous pris 8 kilos. Nous nous auto-gavions comme des oies, afin de plaire plus vite aux indigènes huileux. A la fin de notre petit déjeuner aux graisses trans, la grand-mère de Grande Mamelle ( Mamamamelle en alsacien), passait la deuxième couche, en nous offrant des viennoiseries à la graisse d'oie et au sucre de peau de canard.
 A midi nous nous suffisions d'un petit frichti à la viande de canard confit dans la graisse de son caneton, avant que de nous enfoncer dans les terres, visiter quelques églises romanes en margarine de canard ... Grande Mamelle restait dans la voiture, car elle faisait un peu d'asthme allergique et beaucoup de rétention d'eau de gras.

Dans son infini sens de l'humour, Dieu nous imposait cette fois la soif. 
Cette incroyable soif, que même l'huile d'olive extra vierge ne saurait éteindre. 

Alors l'alcool. 
 Et ce soir d'Août, lourd et moite....  Grande Mamelle et moi succombions à l'appel lâche de la sangria locale : du vin rouge, du banga et des rondelles de canard. 
 Frédérique est restée au lit pour lire un livre sur la Grèce et ses méfaits. 
Dans un garage qui ressemblait franchement à un garage, quelques locaux ont crée la bodega la plus hype de tout le Périgord Gras: La Bodega De la Mierda.

La sangria fût pour nous une libération sexuelle. Les villageois n'avaient pas vu de viande fraîche depuis l'invention du moulin à huile. Grande Mamelle et moi avions donc toutes nos chances pour nous faire démonter la jante en alu. 
Et puis, un  garçon aux cheveux blonds et un peu gras, est entré dans le garage. Il ressemblait à david Hallyday avant le succès des Enfoirés. 
J'ai très vite compris qu'il n'était pas pour moi, parce que le village n'avait pas encore été confronté à la modernité de l'homosexualité. Il fallait attendre encore deux ans. 
En revanche, Grande Mamelle a su, au souffle du battement de son  cil, qu'il y avait de quoi lui remplir la misère sexuelle, s'il avait un préservatif.

Si vous tenez absolument à savoir pourquoi j'ai mis un cheval dans le titre, venez me lire régulièrement. 








lundi 7 mars 2011

Demain, c'est la saint Jean-de-Dieu ou la journée de la femme.



Mesdames, on vous gâte.




D'abord il y a la fête des mères, la fêtes des grand-mères si vous êtes grand-mère (sans avoir été mère suivez un peu... ) et enfin, la fête des secrétaires. 

Si vous n'êtes ni mère, ni grand-mère et n'avez pas été foutue de devenir une secrétaire, l'homme a pensé à vous :
Tous les ans, depuis 101 ans, le 8 mars vous est dédié.

Oh rien de grandiloquent rassurez-vous. 

Non non. demain 8 mars, des milliers de gamines continueront à ne pas aller à l'école pour ne jamais contrarier dieu et leur papa.
Des milliers de femmes iront faire les courses, bâchées d'une jolie burqa en priant que le vent, ce vicieux mécréant, ne soulève le bas de leurs camisoles.

Demain en Inde, des centaines de petites filles se marieront et coucheront avec des messieurs deux fois retraités, pour ne pas chagriner toute la famille, si elles n'ont pas eu la chance d'avoir le visage effacé à l'acide sulfurique pour avoir osé un avis sur la question.

Demain matin Sakineh se prendra peut-être des cailloux dans la gueule au nom du dieu miséricordieux, dans un pays ou ce 8 mars 2011, il vaudra mieux être une chèvre, un suppositoire ou un cafard, plutôt qu'une femme.
Demain matin, des dizaines de petites filles se feront découper le clitoris, et recoudre le frifri à vif, par des mammas africaines, des femmes... parce que le plaisir, c'est le mal. 

Le 8 mars 2011, des centaines de françaises se prendront un danse et mourront sous les coups affectueux de maris excédés qui auront trouvé le rôti trop cuit  (ou pas assez, ou  trop chaud, ou pas aussi bon que celui de sainte-maman, une vraie femme, pas une salope comme les autres).

Demain matin vous lèverez vos gosses en gueulant, les emmènerez à l'école, en vous excusant devant une autre femme dont c'est la fête éponyme (j'aime bien ce mot), d'avoir débarqué votre progéniture un quart d'heure après la sonnerie (les enfants sont si cons.. ce quart d'heure manqué n'aurait rien changé de toutes façons) 

demain on continuera à vous payer moins que vos collègues masculins qui sont, reconnaissons-le, jamais enceintes et jamais en maladie pour s'occuper de la rougeole purulente de Chloé, la petite dernière non désirée mais toujours habillée en rose princesse et qui attendra toute son adolescence comédogène, que le prince charmant lui décolle un jour la rétine à grands coups de testostérone  (ou le prince pédé si votre fille est un garçon et là, ne changez rien !) 

Demain en France, l'avortement sera toujours un problème de femme réglé par des hommes, vous verrez que la première interrogation du monsieur qui tient l'aiguille à tricoter, sera de connaître l'avis du futur papa : Gérald, le mec qui mesurait 1m 40 et qui hurlait du Jean-Pierre François au karaoké du "Privé", la boîte de nuit près de la rocade sud de Noeuds-les-Mines avec qui vous fêtiez dans les toilettes, à la bière et au pétard, l'enterrement de jeune fille de votre meilleure amie...

Demain vous saurez qu'on a raison de croire que Dieu est un homme,
sauf que demain, Marine Le Pen a 22 % d'intention de vote. Elle est contre l'avortement, le droit des gays (qui sont un peu des gonzesses, faut l'admettre) et des lesbiennes (qui sont un peu des gonzesses, faut l'admettre)...  son sport préféré est le tir et elle pense qu'il faut deux noires pour une blanche.




Oui mais Dieu est très con aussi. 






vendredi 4 mars 2011

Tu ne tueras point ...

(Sauf si y pas de témoin).



Aujourd'hui, c'est un peu le printemps. 

Me voilà flânant le long de l'avenue Kennedy, profitant des premiers rayons de soleil et du joyeux stridulit des oiseaux à la con qui sont revenus trop tôt. 

Je me rends à mon travail, mais je m'en fout, fait beau c'est déjà ça.

Au loin, je vois deux filles blondes, frêles et encore très jeunes. L'une d'elles trimbale sa progéniture dans une poussette. Je ralentis et les suis un moment. Elles ont à peine 20 ans. Elles ont l'air d'avoir déjà bien connu la vie, ses turbulences et le grand méchant loup à la turgescence féconde...  Elles n'ont rien de couture, pas de chic, comme échappées d'un film d'Agnès Varda.  
Juste un peu de féminité trop appuyée. Elles ricanent, se poussent du coude pour la rigolade. 
Elles sont entrain de perdre leur adolescence dans un immense éclat de rire. Mon âme d'assistante sociale prend le dessus. J'imagine la difficulté de ces 2 existences et demi, les fins de mois qui n'en finissent pas de finir, les allocs et le RSA, l'ex petit ami qui ne paye plus la pension alimentaire ... Je compatis. Je ne compatis pas souvent. Mais là je compatis à mort. :

Les hormones sans doute ou la mort d'Annie Girardot.

Je suis un peu en retard, je presse le pas et les dépasse.
Au moment ou je passe devant le petit cortège,  j'entends une voix derrière moi :

-" t'as vu ses baskets, c'est quoi ces trucs de gros pédé ?"  

Jamais je n'aurais dû me retourner. Jamais je n'aurais dû demander de répéter cette si gracieuse formule ...

je n'eus pour toute réponse qu'un très onctueux  : 

-" Qu"ess t'as? T'as un problème fils de pute ?" ...  

Alors qu'elle ne connaît même pas ma mère (qui est quelques fois franchement limite au niveau de la terra-cotta je vous l'accorde, mais j'en connais d'autres.. et des hommes d'affaires, en plus).... 
Et plutôt que de ponctuer sa circonlocution par un point d'exclamation, elle me gratifie d'un glaviot fondant, venu mourir à la pointe de ma chaussure d'homosexuel pondéralement surchargé.

En voilà des manières de petite salope, je me dis en moi-même. 

Ces jeunes filles que je ne connaissais que de dos, se présentaient maintenant à moi, toutes caries dehors... Et en une seconde je photographiais la scène :
Les Ménines par Nino Manfredi ou Pasolini ... Un enchevêtrement de goût obscène, de couleurs criardes et de musique Larussoièsque. 
La maman, qui titubait devant la poussette salie par ses anciennes grossesses,  avait le visage radieux d'une femelle orang-outang à qui on aurait fait des mèches au bonnet. Elle avait la bouche serrée et ridée comme un trou du cul, à force de téter la gauloise blonde de contrebande. Ce petit anus était peint en rose nacré, il s'ouvrait de temps en temps et laissait découvrir une denture couleur de chaume... 
Son mascara posé à la brosse à chiotte faisait écho au remugle bon marché  émanant de son T-shirt chiné chez Jennyfer, temple de l'agueusie modale et de la diarrhée textile. 
Dans la poussette gigote son babouinot de 6 mois qui a déjà le diam's à son oreille percée (la  gauche parce qu'à droite ça fait pédé).  Le petit John Ross Kevin Foutzheimer ne le sait pas encore, mais il ne sera jamais beaucoup plus fin que sa mère, qui l'a désiré comme on désire une leucémie, fabriqué dans une cave et fini au pipi par un papa encore au CM2, à cause de l'immense vide qui lui dilate la boîte crânienne.
Le pauvre gosse me sourit, un éructat de lait aigre à la commissure. Il ne sait pas encore qu'il devra un jour me détester, comme sa mère me déteste aujourd'hui ou comme son père me déteste, absent aujourd'hui parce qu'il y a du tuning à Lepanges sur Vologne et qu'il sort pour la première fois sous roaccutane .  
Je ne peux pas même lui en vouloir. Mais ça va pas durer ... 




La copine, impeccable dans ses bottes en plastique blanc qui fait sentir des pieds,  a le sourire d'un veau de mer. Elle est tellement hydrocéphale qu'elle pourrait se noyer de l'intérieur.  Elle est vilaine au point d'avoir été refusée par les témoins de jéhovah, qui ont pourtant l'habitude de taper dans de la moche  désespérée pour gonfler les effectifs et les zizis des messieurs du culte le dimanche matin !
Un sourire de connasse confit par le vide. Elle a laissé l'étiquette du prix sur la semelle de sa botte.
 La copine donc,  parle peu. 
Sans doute ne sait-elle pas parler. Et c'est bien ainsi. Elle bouge un peu la tête pour montrer qu'elle est vivante et que dieu existe entre deux fous rires, à cause du choléra en Haïti. 
En revanche, elle tousse. Elle tousse suavement, grassement et entre deux magma glaireux, on entend distinctement: -"ouais vas-y on s'casse" ou peut-être était-ce juste un reflux gastro-oesophagien... 

Voilà ma haine livrée à votre lecture. Suis-je coupable de jugement de valeur, ou victime d'homophobie à tendance "filsdeputiesque" ?  

Et surtout, si ma mère délicatement pomponnée est une pute, de qui cette guenon fluo, parfumée à l'ambre libertine et peinte comme un arrêt de tram mulhousien  est-elle la fille? 

Je vous le demande.