vendredi 22 novembre 2013

Quand la peinture prend ses congés...

La Grande Mamelle est mon amie. 

Ceux qui me lisent ont bien compris qu'elle est celle que je préfère, mon souffre-douleur, mon immense fou rire, mon sang, ma rate, ma synovie. 

Grande Mamelle a sans aucun doute une intelligence qui lui sert régulièrement à bien autre chose qu'à cogner, l'un contre l'autre deux cailloux pour faire du feu ...  Elle sait comme moi compter 2 par 2 en laçant ses chaussures, sans avoir à se baisser... 
Elle sait, sans effort aucun vous lâcher une thèse assez sérieuse sur un vieil élu insulaire, qui pensait qu'il fallait bien qu'un jour, les chiens se taisent .... 
Ma Mamellissima a le verbe certain, elle est LA concordance des temps, elle t'engueule à l'imparfait du subjonctif et en alexandrin ce qui reconnaissons-le, est aussi énervant qu'inutile.
 Elle sut même faire de jolis enfants assez nerveux, alors qu'elle n'eût aucun tropisme à la vie du mammifère nain commun à nos sous-bois, sauf ceux du Bois de Boulogne au petit matin...

Malgré tout, elle acceptait de convoler hétéro-sexuellement avec Herr Mamelle, garçon bien sous toutes les coutures, mais très éloigné du Bois de Boulogne et de l'accord du participe passé avec le verbe "peder".

Mais revenons au temps d'avant le mariage et de ses conséquences sans pilule du lendemain... 
Revenons dans les années 90, ou l'enfant n'était pour mon Immense Mamelle, qu'un cauchemar rose et dodu à la molle et vulnérable fontanelle ... Un futur pas évident.

A cette époque, la mère de ma Mamelle attendait sa retraite d'artisane, en remplumant avec du cheveux de mort, des crânes  condamnés au crématorium par le mélanome facétieux et la métastase goguenarde.

Hélas, son salon pré-mortuaire manquait de clinquant, usé par les nombreuses émanations de chimiothérapies inutiles.

Elle décidait de se servir de nous, pour lui redonner un coup de jeune et à grands coups de pinceaux trempés dans la Valentine blanche et laquée, nous redonnions vie à ce lieu, qui allait en perdre tellement plus tard. 
Je me transformais en peintre-ouvrier comme d'autres amis du moment, quand retentit cet après-midi là, le téléphone du salon des amis de Léon Schwartzenberg qui n'était pas encore mort du cancer du porte-monnaie :
sans doute une future chauve ou un travelo souhaitant le resserrage de sa moumoute,  Dalida soldée, star moisie d'un cabaret bas-rhinois .. Ni Maman Mamelle ni moi, avions les mimines assez propres pour répondre à cet appel désespéré, nous sommions alors Ma mamelle d'expliquer à la suppliciée, que le salon sera fermé pour quelques jours, à cause de menus travaux qui redonneront lustres et joie de vivre aux condamnés de Villejuif.

Ma  Mamelle littéreuse, loin de toutes les contingences terrestres, mais si obligée à cause de ses mains propres,  décrochait et oubliait en une nano seconde, 20 ans de grammaire et 5 ans de sémantique à la con et répondit à la suppliciée métastasée : 

-" C'est fermé.. C'est congé de peinture" ... 


jeudi 21 novembre 2013

la Masse




Je reviens.

Voilà un ultra gauche qui tire à vue du journaliste en Dior Homme de gauche dans les couloirs de la rue Béranger.
C'est pas tellement une faute de goût ou de calendrier, on est en plein dans la période du pogrom bambiesque et cet abruti n'était pas assez plein pour viser juste, là à gauche "juste à la pointe du coeur".

L'ultra gauche en a marre de la manipulation des masses. C'est quoi la masse? Les cons ? Les blaireaux qui font tourner les serviettes ? 

Tout ça, c'est vieux comme Régine à Bobino. 
La masse c'est le plouc de base qui n'a pas les moyens de se redécorer le fond du duplex, métro Palais Royal, en miaulant comme les chats de Colette, mais qui boit du rouge comme Duras. 

Y a de la bouffe de masse qui durcit les artères et fait chier mou et du bistrot de gauche ou ça découvre la queue de boeuf, la joue de lotte, la langue d'agneau et le pif qui pique.

Y a de la télé de masse avec de la connasse qui découvre le téléphone et le shampoing et de la chaîne de gauche qui parie dernière.

Y a de la presse de masse qui photographie les polypes de Zahia  et de la presse de gauche qui les expose  chez Lagerfeld. 

Y a du sport de masse à la gueule ravagée qui perd en Ukraine mais qui baisera du travelo brésilien et du sport de gauche qui huile du rugbyman dans le fond du vestiaire, en T-shirt Abercrombie.

Y a eu Barbara, y a eu Jeanne Mas (des fois y avait les deux dans une immense messe bipolaire).

 la masse, mes poulets, c'est nous. 

Et la masse n'a qu'a se bouger un peu le cul, avant que d'autres ultras de gauche, qui ressemblent à s'y méprendre aux ultras de droite, décident de ce qui est bien et de ce qui est mal, pour la masse.



lundi 2 septembre 2013

"Dieu me tripote, mais juste avec le doigt"







Ce que j'aime bien avec mon blog, c'est que je fais comme je veux, quand je veux.

 Et s'il me prend l'envie de ne rien dire pendant presque deux ans, c'est pas parce que je n'ai rien à dire, c'est que je ne veux rien dire. 

Mais ce que j'aime par dessus tout "chez mon blog", c'est le plaisir d'offrir à mes lecteurs un petit bout de rien du tout de liberté d'expression ou de la bite rien que pour le plaisir de l'écrire, ou de Jésus. 

D'ailleurs puisque on en parle je peux écrire sur mon blog : "Dieu n'existe pas".

Ou mieux, "Dieu est un con" comme on écrirait "merde à celui qui le lit" sur la porte d'une pissotière sur l'autoroute du soleil entre Bezons et le Grau du Roi....

J'ai même le droit d'écrire, puisque je suis chez moi "Dieu c'est rien qu'une petite tapette refoulée avec un tout petit zizi, qui méprise les femmes". Parce qu'il faudra bien le reconnaître un jour, mais depuis 3000 ans Dieu a autant oeuvré pour la condition des femmes que Marcel Amont pour la musique dodécaphonique.

Une tapette refoulée, disais-je parce que les tapettes, les vraies adorent les femmes, sauf les lesbiennes qui sont franchement des gouines.

J'ai sciemment oublié de parler du Dieu des musulmans car à l'instar de Beetlejuice, il arrive dès que l'on prononce son nom trois fois...

En revanche, rien sur les juifs, je suis beaucoup trop circoncis pour cela.

Sinon la guerre c'est mal.