mercredi 29 avril 2015

Prenez votre cahier du jour :



 La liberté d'expression (grammaticale) sur les réseaux sociaux ça pue un peu du cul.

A corps perdu,  je me jette sur le fil de mon Facebook et me heurte le thalamus qui se déchaîne
(Les disciples de Jeanne Mas à l'Olympia, riront aux larmes devant une telle méconnaissance de la médecine légale..)  sur un mur usé et craquelé comme un psoriasis. Et sur ce mur cette jolie phrase, perle d'inculture, pêchée hors contexte, à cause d'un contexte amusant comme la sélection "Un autre regard" du festival de Cannes :

-"Ont n avais soif".

 Plutôt que de ricaner derrière vos éventails en peau de porc-épic, ayez l'indulgence, la légèreté de l'éther. ..
Mieux que ça, prenez du Lexomil, du poppers, du gel à base d'eau et un kleenex et pardonnez.

Grâce au Lexomil, je ne tremble plus devant le "vie ma vie" de la grammaire moribonde, je ne tique presque plus parce que le fils de mon voisin s'appelle Donovan, Timéo ou Bérényss si c'est une fille qu'on a retrouvé dans les bois.
Je suis tellement détendu que parfois, je fredonne Jeanne Mas sur le parvis du Musée de la Mode, devant des hypsters à poils longs, tous allergiques au gluten. Si si je vous jure.

"ont n avais soif" : "Ont n aurat tout bu"

  




lundi 30 mars 2015

SOLEIL !




Hélas.

 Le printemps point et pousse. La sève monte et coule.

Voici le cortège imbécile des demi-connasses avides de lumière qui se pressent, cuisseaux et épaules livrés au vent d'avril. Le cul dressé vers l'astre obscène qui le fera flétrir, ternir et crever au banquet du carcinome dans le pire des cas, ou ressembler à un pot de terra cota de Guerlain si c'est ma mère (ou le fils d'un ténor du barreau local).
Dieu miséricordieux, partagez avec moi cet ouvrage mystérieux que je ne connais pas et qui oblige à ce point les homo-sapiens sapiens et les homo-tapettes tapettes à se livrer,
 les bras en croix,  à cette étoile stoïque et allergène. Quel est ce tropisme imbécile qui pousse cette vilaine foule à l'orée du dimanche pour il paraît, profiter, adorer, acclamer sucer ces jours interminables ou le soleil, presque jamais ne la quitte.

Et de terrasses ennuyeuses à supporter la hideur des badauds habillés en chemisettes et en RSA, en torturantes ballades DANS LA NATURE pour goûter aux soubresauts furtifs du pinson fifretant et fientant gaiement sur ses petits, avec pour seul témoin l'astre dardant.
 La foule est heureuse. Heureuse, comblée et repue de sa journée. 
La foule est à présent une conne au cul purpurin, heureuse d'avoir pris un peu trop le soleil à midi et de finir à Villejuif plus tard dans l'après-midi.

JE HAIS la nature ensoleillée presque autant que les corps bronzés ou la prothésie ongulaire.

 Je n'aime que le noir.

 Le noir ça va avec tout. Givenchy, Barbara c'est le noir.



Et j'emmerde les "pensants à ma place" qui affirment que prendre l'air ça me fera du bien.
Je n'aime que l'air conditionné.

Prendre l'air ça me fait chier surtout s'il fait beau.

vendredi 22 novembre 2013

Quand la peinture prend ses congés...

La Grande Mamelle est mon amie. 

Ceux qui me lisent ont bien compris qu'elle est celle que je préfère, mon souffre-douleur, mon immense fou rire, mon sang, ma rate, ma synovie. 

Grande Mamelle a sans aucun doute une intelligence qui lui sert régulièrement à bien autre chose qu'à cogner, l'un contre l'autre deux cailloux pour faire du feu ...  Elle sait comme moi compter 2 par 2 en laçant ses chaussures, sans avoir à se baisser... 
Elle sait, sans effort aucun vous lâcher une thèse assez sérieuse sur un vieil élu insulaire, qui pensait qu'il fallait bien qu'un jour, les chiens se taisent .... 
Ma Mamellissima a le verbe certain, elle est LA concordance des temps, elle t'engueule à l'imparfait du subjonctif et en alexandrin ce qui reconnaissons-le, est aussi énervant qu'inutile.
 Elle sut même faire de jolis enfants assez nerveux, alors qu'elle n'eût aucun tropisme à la vie du mammifère nain commun à nos sous-bois, sauf ceux du Bois de Boulogne au petit matin...

Malgré tout, elle acceptait de convoler hétéro-sexuellement avec Herr Mamelle, garçon bien sous toutes les coutures, mais très éloigné du Bois de Boulogne et de l'accord du participe passé avec le verbe "peder".

Mais revenons au temps d'avant le mariage et de ses conséquences sans pilule du lendemain... 
Revenons dans les années 90, ou l'enfant n'était pour mon Immense Mamelle, qu'un cauchemar rose et dodu à la molle et vulnérable fontanelle ... Un futur pas évident.

A cette époque, la mère de ma Mamelle attendait sa retraite d'artisane, en remplumant avec du cheveux de mort, des crânes  condamnés au crématorium par le mélanome facétieux et la métastase goguenarde.

Hélas, son salon pré-mortuaire manquait de clinquant, usé par les nombreuses émanations de chimiothérapies inutiles.

Elle décidait de se servir de nous, pour lui redonner un coup de jeune et à grands coups de pinceaux trempés dans la Valentine blanche et laquée, nous redonnions vie à ce lieu, qui allait en perdre tellement plus tard. 
Je me transformais en peintre-ouvrier comme d'autres amis du moment, quand retentit cet après-midi là, le téléphone du salon des amis de Léon Schwartzenberg qui n'était pas encore mort du cancer du porte-monnaie :
sans doute une future chauve ou un travelo souhaitant le resserrage de sa moumoute,  Dalida soldée, star moisie d'un cabaret bas-rhinois .. Ni Maman Mamelle ni moi, avions les mimines assez propres pour répondre à cet appel désespéré, nous sommions alors Ma mamelle d'expliquer à la suppliciée, que le salon sera fermé pour quelques jours, à cause de menus travaux qui redonneront lustres et joie de vivre aux condamnés de Villejuif.

Ma  Mamelle littéreuse, loin de toutes les contingences terrestres, mais si obligée à cause de ses mains propres,  décrochait et oubliait en une nano seconde, 20 ans de grammaire et 5 ans de sémantique à la con et répondit à la suppliciée métastasée : 

-" C'est fermé.. C'est congé de peinture" ... 


jeudi 21 novembre 2013

la Masse




Je reviens.

Voilà un ultra gauche qui tire à vue du journaliste en Dior Homme de gauche dans les couloirs de la rue Béranger.
C'est pas tellement une faute de goût ou de calendrier, on est en plein dans la période du pogrom bambiesque et cet abruti n'était pas assez plein pour viser juste, là à gauche "juste à la pointe du coeur".

L'ultra gauche en a marre de la manipulation des masses. C'est quoi la masse? Les cons ? Les blaireaux qui font tourner les serviettes ? 

Tout ça, c'est vieux comme Régine à Bobino. 
La masse c'est le plouc de base qui n'a pas les moyens de se redécorer le fond du duplex, métro Palais Royal, en miaulant comme les chats de Colette, mais qui boit du rouge comme Duras. 

Y a de la bouffe de masse qui durcit les artères et fait chier mou et du bistrot de gauche ou ça découvre la queue de boeuf, la joue de lotte, la langue d'agneau et le pif qui pique.

Y a de la télé de masse avec de la connasse qui découvre le téléphone et le shampoing et de la chaîne de gauche qui parie dernière.

Y a de la presse de masse qui photographie les polypes de Zahia  et de la presse de gauche qui les expose  chez Lagerfeld. 

Y a du sport de masse à la gueule ravagée qui perd en Ukraine mais qui baisera du travelo brésilien et du sport de gauche qui huile du rugbyman dans le fond du vestiaire, en T-shirt Abercrombie.

Y a eu Barbara, y a eu Jeanne Mas (des fois y avait les deux dans une immense messe bipolaire).

 la masse, mes poulets, c'est nous. 

Et la masse n'a qu'a se bouger un peu le cul, avant que d'autres ultras de gauche, qui ressemblent à s'y méprendre aux ultras de droite, décident de ce qui est bien et de ce qui est mal, pour la masse.



lundi 2 septembre 2013

"Dieu me tripote, mais juste avec le doigt"







Ce que j'aime bien avec mon blog, c'est que je fais comme je veux, quand je veux.

 Et s'il me prend l'envie de ne rien dire pendant presque deux ans, c'est pas parce que je n'ai rien à dire, c'est que je ne veux rien dire. 

Mais ce que j'aime par dessus tout "chez mon blog", c'est le plaisir d'offrir à mes lecteurs un petit bout de rien du tout de liberté d'expression ou de la bite rien que pour le plaisir de l'écrire, ou de Jésus. 

D'ailleurs puisque on en parle je peux écrire sur mon blog : "Dieu n'existe pas".

Ou mieux, "Dieu est un con" comme on écrirait "merde à celui qui le lit" sur la porte d'une pissotière sur l'autoroute du soleil entre Bezons et le Grau du Roi....

J'ai même le droit d'écrire, puisque je suis chez moi "Dieu c'est rien qu'une petite tapette refoulée avec un tout petit zizi, qui méprise les femmes". Parce qu'il faudra bien le reconnaître un jour, mais depuis 3000 ans Dieu a autant oeuvré pour la condition des femmes que Marcel Amont pour la musique dodécaphonique.

Une tapette refoulée, disais-je parce que les tapettes, les vraies adorent les femmes, sauf les lesbiennes qui sont franchement des gouines.

J'ai sciemment oublié de parler du Dieu des musulmans car à l'instar de Beetlejuice, il arrive dès que l'on prononce son nom trois fois...

En revanche, rien sur les juifs, je suis beaucoup trop circoncis pour cela.

Sinon la guerre c'est mal.



mardi 31 janvier 2012

LE DEBUT DE LA FAIM

Je crève de faim. Entendons-nous bien... Je ne meure pas à petits pas comme les enfants de l'Afrique cornue, le ventre tuméfié et les yeux couverts de mouches assoiffées, en équilibre au bord du trou creusé dans les dunes du Soudan.




 Non non. Moi j'ai faim parce que je suis au régime depuis 1992.
 D'ou ma colère et une certaine honte il faut bien que je le reconnaisse ...  Se laisser mourir de faim, le SMEG rempli à ras bord d'animaux morts, de graisses trans et de légumes brumisés au napalm parce que le bio c'est hors de prix et que j'emmerde les écologistes, les naturopathes maigres à rayer les jacuzzi du RITZ, les Ayatollahs agueusiques  aux genoux cagneux, carencés par le manque de vie, de sucre, de vin et de cul,  provoquent chez moi des vomissements aussi intenses que ceux des anorexiques aux dents rongées par l'acide chlorhydrique et qui portent des  camisoles
ALEXIS MABILLE en équilibre sur des clavicules coupantes comme des rasoirs. Me savoir en restriction calorique perpétuelle quand l'Afrique crie famine en cherchant de l'eau, ça me gêne, ça me gêne. Parce que je suis gros et ça, c'est la HONTE :


La honte chez le médecin, le radiologue, le kiné, le dermato ou le gynéco si je me laissais pousser l'utérus... qui vous soupèsent du regard une fois à poil sur la balance.. Et qui se trompent rarement ...


La honte avec la collègue de bureau et son regard de vache maquillée par une hôtesse de chez AVON, qui a su rester maigre sans faire d'effort après 2 grossesses, un curetage et une grêve de la bite qui dure toujours ...  qui trouve que vous faites une petite rétention d'eau alors que vous avez 3 semaines de régime proteiné dans les dents ... La faim au ventre au point de sucer et d'avaler DUKAN ...


La honte avec la copine qui mange ce qu'elle veut quand elle veut, même des tripes à la mode de Caen à la graisse d'ours, mais elle aime pas les abats sauf ceux de son époux. Elle le jure et vous conseille d'arreter les régimes à la con, parce que ça ne sert à rien. Qu'il vaut mieux s'accepter comme on est et manger de tout... Ca lui fera toujours une rivale en moins le jour des soldes chez ZARA ... Le magasin où le 40 est un 36 et le 36 est une morte de faim.


La honte un soir de cul, quand la chance a enfin frappé d'alcoolisme le mec qui veut bien vous remplir le corridor à la fermeture du MACUMBA.  Douche rapide pour nettoyer les plis et changer de slip.. Réveiller le garçon endormi sur l'accoudoir du canapé et lui rappeler que ce soir, c'est la fête dudit slip ... Et se laisser envahir par un corps svèlte et sans consistance, qui entre deux caresses vous rappelle que "normalement il ne se tape pas des grosses (ou des gros quand ça sent le pédé)..."mais que ce soir, c'est XXL.


 Des exemples j'en ai plein le panier à provision ... Mais un jour, un toubib humaniste me rappela que pour vivre longtemps il faut être maigre et avoir une toute petite tension. (et pas une grosse bite parce que ça sert à rien pour vivre plus longtemps).
Qu'être gros ça provoquait plein de maladies de gros pas glamour.. De la tête au pieds ... De l'AVC à la GOUTTE et qu'il fallait bien l'accepter ... Le gros est un gouffre pour la sécu. ..


Non seulement, je suis gros et assez moche d'être gros, imbaisable et je déclenche le fou rire chez PRADA mais en plus je suis une charge (huhu) pour ma communauté ...
Pas si sur .. Considérant mon espèrance de vie à la baisse à mesure que je me remplis de graisse mono-insaturée, la seule dépense vraiment conséquente sera mon incinération vers 65 ans. D'ici là je ferai comme d'habitude, un régime.










mardi 13 septembre 2011

Ashes to Ashes

Aujourd'hui, grâce "aux mardis détentes" de la fonction publique et dans le cadre strict du partenariat à la con, j'ai eu droit à la sortie funérarium de l'année.




Une visite que j'attendais avec une impatience non feinte, car les cimetières, les reliquaires, les canopes à viscères et l'art funéraire sont à mes yeux la quintessence de la rigolade en plein air, avec un repas fédérateur tiré du sac, genre de buffet froid, assortiment de viandes froides et pommes de terre sous la cendre, au jardin du souvenir.

Mylène Farmer hululait à fendre les cercueils. Ainsi-soit je ..

Je m'affublais donc de ma Directrice Adjointe au prénom de paquebot brûlé en Roussillon, et fouette cocher!
Arrivés au cimetière nord, elle gare sa Fiat 500 (incroyablement bien entretenue par les poils de son chien), au bout du bout de la vie, sur le parking du crématorium.
Une cigarette pour la route, la cendre jetée au gré du vent et nous voilà devant le Nosfératu des lieus, folle grisonnante portant slim outrageant et casaque retournée, mais d'une gentillesse renversante.

Et de chapelles ardentes en salle d'autopsie, de cases réfrigérées en four crématoire, nous voilà témoins d'une livraison faisandée, celle d'un jeune homme à la vie sans doute trop tôt bousculée, une vie de merde sans même une mère, un frère, un voisin, un chien ou même un dieu pour le pleurer.

Aussitôt livré, aussitôt emballé dans un linceul de plastique qui protègera sa semaine d'éternité putride et odoriférante, avant que de finir dans un cendrier, un lundi de septembre ....

Je me suis amusé à penser que c'était peut être moi, peut-être toi dans le sac en plastique noir qui pue la mort dont personne ne veut .. ni le ciel ni la terre.


Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins. Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants. » - Marcel Pagnol "Le château de ma mère"


Sinon tout va bien.