La liberté d'expression (grammaticale) sur les réseaux sociaux ça pue un peu du cul.
A corps perdu, je me jette sur le fil de mon Facebook et me heurte le thalamus qui se déchaîne
(Les disciples de Jeanne Mas à l'Olympia, riront aux larmes devant une telle méconnaissance de la médecine légale..) sur un mur usé et craquelé comme un psoriasis. Et sur ce mur cette jolie phrase, perle d'inculture, pêchée hors contexte, à cause d'un contexte amusant comme la sélection "Un autre regard" du festival de Cannes :
-"Ont n avais soif".
Plutôt que de ricaner derrière vos éventails en peau de porc-épic, ayez l'indulgence, la légèreté de l'éther. ..
Mieux que ça, prenez du Lexomil,
Grâce au Lexomil, je ne tremble plus devant le "vie ma vie" de la grammaire moribonde, je ne tique presque plus parce que le fils de mon voisin s'appelle Donovan, Timéo ou Bérényss si c'est une fille qu'on a retrouvé dans les bois.
Je suis tellement détendu que parfois, je fredonne Jeanne Mas sur le parvis du Musée de la Mode, devant des hypsters à poils longs, tous allergiques au gluten. Si si je vous jure.
"ont n avais soif" : "Ont n aurat tout bu"
