mardi 21 décembre 2010

Quand la peinture prend ses congés...






La Grande Mamelle est mon amie. 
Ceux qui me lisent ont bien compris qu'elle est celle que je préfère, mon souffre-douleur, mon immense fou rire, mon sang, ma rate, ma synovie. 

Grande Mamelle a sans aucun doute une intelligence qui lui sert régulièrement à bien autre chose, qu'à cogner, l'un contre l'autre deux cailloux pour faire du feu ...  Elle sait comme moi compter 2 par 2 en laçant ses chaussures, sans avoir à se baisser... 
Elle sait, sans effort aucun, vous lâcher une thèse assez sérieuse, sur un vieil élu insulaire, qui pensait qu'il fallait bien qu'un jour, les chiens se taisent .... 
Ma Mamellissima a le verbe certain, elle est LA concordance des temps, elle t'engueule en imparfait du subjonctif et en alexandrin ce qui, reconnaissons-le est aussi énervant qu'inutile.
 Elle sut même faire de jolis enfants assez nerveux, alors qu'elle n'eût aucun tropisme à la vie du mammifère commun à nos sous-bois, sauf ceux du Bois de Boulogne au petit matin... 
Malgré tout, elle acceptait de convoler hétéro-sexuellement avec Herr Mamelle, garçon bien sous toutes les coutures, mais très éloigné du Bois de Boulogne et de l'accord du participe passé avec le verbe "peder". 
Mais revenons au temps d'avant le mariage et de ses conséquences, sans pilule du lendemain... 
Revenons dans les années 90, ou l'enfant n'était pour mon Immense Mamelle, qu'un cauchemar rose et dodu à la molle et vulnérable fontanelle ... Un futur pas évident.

A cette époque, la mère de Ma Mamelle, attendait sa retraite d'artisane, en remplumant, avec de faux cheveux, des crânes  condamnés au crématorium par le mélanome facétieux et la métastase goguenarde. 
Hélas, son salon pré-mortuaire manquait de clinquant, usé par les nombreuses émanations de chimiothérapies inutiles.  
Elle décidait de se servir de nous, pour lui redonner un coup de jeune, et à grands coups de pinceaux trempés dans la Valentine blanche laquée, nous redonnions vie à ce lieu, qui allait en perdre tellement, dans les prochaines années. 
Je me transformais en peintre-ouvrier, ainsi que d'autres amis du moment, quand retentit cet après-midi là, le téléphone du salon perruquier :

Sans doute une future chauve, ou un travelo, souhaitant le ressérrage de sa moumoute, une Dalida soldée, star moisie de cabaret bas-rhinois ..
Ni Mama Mamelle, ni moi, avions les mimines assez propres pour répondre à cet appel désespéré...  Nous sommions alors Ma mamelle d'expliquer à la suppliciée, que le salon sera fermé pour quelques jours, à cause de menus travaux qui redonneront lustres et joie de vivre aux condamnés de Villejuif.

Ma  Mamelle littéreuse, loin de toutes ces contingences terrestres, mais si obligée, à cause de ses mains propres,  décrocha le combiné... et oubliait en une nano seconde, 20 ans de grammaire et 5 ans de sémantique.

 Elle  répondit à la suppliciée métastaseuse : 

-" ça fermé.. C'est congé de peinture"

 Mais la vie continue...

Si tu veux tu reviens. 

samedi 11 décembre 2010

Joyeux Noël mon cul


J'ai rien d'autre à dire .. Quoi-que ...


 Aujourd'hui, je me suis tapé le bidonville de noël de Mulhouse (prononcez Marché de noël)... 
Les dizaines de cabanes à churros,  les vendeurs de masques vénitiens en cuir  repoussé et repoussant, les dealers de miel de la Provence du Kosovo.  j'ai même vu 17 pères noël sérieusement entamés en robes couleur "coca cola" se téléscoper, tituber entre les flaques de vin chaud et chercher le divin enfant parce qu'ils avaient oublié ou il créchait. 

   Ne manquait que Mac-quereau Donald le clown, celui qui fait peur, même aux pédophiles qui sont dans les enfants sages. 

Enfin le ressac de 10 000  beaufs, coiffés d'un bonnet lumineux pour qu'on puisse voir depuis la lune, la vacuité de leurs petites exitences.
Mais les voir se remplir de kiravi tiède infusé aux épices Ducros, au comptoir d'une baraque à frittes maquillée en noël alsacien et les revoir plus tard se répandre en diarrhée chaude derrière l'église, provoque chez moi une telle érection, qu'on ne pourra jamais la caser sous le sapin...

Et pour ce qui concerne les millions de sapins sacrifiés sur l'autel du goût de chiotte avec des boules, soyez vigilants, il en manquera un jour, pour fabriquer vos cercueils. 

vendredi 10 décembre 2010

Si la vie est cadeau...





" Qui porte un Vuitton, à toujours l'air un peu con" ... 


Ainsi commence une nouvelle rubrique, qui proposera ces prochains jours des idées de "non cadeaux de noël"  pour les maris de mes copines... 
 Parce que, sachez-le, bande d'hétérosexuels aux lents synapses, toutes vos idées cadeaux sont des non-idées, ou plutôt des idées de merde...
  Cadeaux empoisonnés qui prendront un temps infini à être échangés sur Ebay, dès que vous aurez le dos tourné, c'est à dire 17 minutes après la tranche de bûche au beurre, cette saloperie doucereuse servie avec un vin moelleux bas de gamme qui aura l'unique mérite de vous coller des aphtes jusqu'à la Saint-Sylvestre !

Mais si vraiment le Vuitton reste votre idée fixe, évitez celui, monogrammé qui fait "marché de Saint-Ouen" et préférez celui, sobrisimme, en cuir grainé qui coûte un oeil, 2 bras et un col du fémur en titane.

Mais surtout, surtout, surtout,  si vous aimez réellement votre épouse,  cette chose rose et molle, qui porte votre nom, la mère de vos enfants, cette ex mince en T-shirt Fido Dido moulée à la louche dans un sloggy lâche et troué, celle -là même qui se laisse pousser le cul et les cuisses en avalant quotidiennement son propre poids en "monster munch"goût barbecue ... Laissez-la proliférer sur votre canapé fauve "reflet renard malade" en croute de viande morte "cuir center" et allez chez HERMES ...

 Alors vous dégainerez votre VISA à l'aveugle  et lui offrirez  le Kelly Shadows" dizaïïïné par J.P. Gaultier pour quelques milliards de zlotys...
Soyez gentleman...  jetez-vous ensuite dans la Seine (le Rhin, l'Ill, le Doubs, la Vologne et ses cris d'enfants, la Garonne, ou la Meuse pour les plus stigmatisés d'entre-nous  ..) afin que votre assurance vie comble votre découvert bancaire... 

Demain, nous parlerons de la différence entre un parfum couture et un parfum d'ambiance wizzard sec
et de la différence entre une jupe et une robe...

Etonnant, non ?

lundi 6 décembre 2010

De l'art et du Petit Suisse ...



Je sais faire beaucoup de choses ... Coudre un bouton, repasser, danser la carioca et le time walk,  je maitrise la cuisson du ris de veau à la perfection, je sais lacer mes chaussures, et je sais compter deux par deux, j'arrive même à toucher mon coude avec la langue, ce qui prouve quand même que je suis souple et de la langue et du coude. 

Je sais un peu dessiner des chaussures de putes, peindre avec du thé et je parle même avec des pauvres en plusieurs langues. 
Mais il est un art que je manie avec autant de grâce que la regrettée Jackie Sardou essayant des souliers chez la Manolo Blahnik:
 C'est la drague....

Je n'ai jamais rien levé. Niet nada walou .. Ni en night club (délicieux) ni dans un bar, ni dans une librairie parce que je voue une haine non dissimulée à ces analphabètes condescendants, au regard de cocker satisfait, qui se persuadent que lire des écrivains de la fin du 20 ème, ça les aide à se faire défoncer le tortellino... Moi ça me ferait rendre, comme dirait la Jackie sus-nomée.
Pourtant, du plus loin qu'il m'en souvienne, je n'ai jamais été ce qu'on appelle familièrement un thon. Non, j'étais même plutôt joli garçon, rapport à ce que je suis devenu.. Et la premiere qui en parle, je lui remonte le fibrome sous le sternum, à coup de pelle à neige ... 

Alors ?
Alors je me laisse draguer. Mais c'est long. Très long. Des fois c'est tellement long que je m'endors sur une pizza ...   D'autres fois, après un océan de vodka aux jus de fruits (pamplemousse pour le régime, poire pour la soif, grenade/cranberrie pour faire chier le barman) je vois pousser sur le tabouret de bar voisin, la victime qui couchera avec moi le soir même, parce que la salle est rallumée, que le gros des clients est déjà sur le parking à négocier du cul ou de la pipe. Alors il faut se dépêcher, sinon faudra se taper la femme de ménage qui ressemble à Roger Gicquel,qui a eu la polyo, un pied-bot et une spina bifida ..... 
Une nuit, dans un night-club de la rue du "Rentre-Moi-Dedans qu'on rigole avec des plumes", vers cinq heures du matin, quand les oiseaux se cachent pour mourir, mon tabouret voisin se remplit d'un garçon à la charpente disproportionnée. Un garçon à la blondeur qui tirait vers le roux, à la blancheur qui criait vers le violet.... Un pas très joli gros garçon qui avait en plus le chic de parler le français, en suisse allemand ... 
Pour tout vous dire, à cette heure du petit jour, j'aurais fait l'amour à un bahut breton ... Alors pourquoi pas à un suisse-allemand, qui a défaut d'être joli avait l'air bien propre dans les petits coins et sentait le vétiver! 

J'ai invité mon helvète dans ma maison, afin de lui proposer ma turgescence dans son intimité un chocolat chaud et des tartines. 
Je n'ai pas eu à insister longuement, il ne tenait absolument pas à se faire cette Roger Gicquel qui, entre temps, avait mis du 22 de Chanel sur ses lèvres pour me faire de l'ombre... cette salope. 

En voiture, en chaise à porteur ou à cheval (je me rappelle plus) nous arrivâmes chez moi et à peine installés dans le canapé, il refusa le chocolat que je lui proposais, préférant me tripoter les bassler läckerli.

"C'est quand il a voulit me tuffter le toblerone, que je perdât mes moyens". 

S'en suivait alors une douce bataille.

Et de jeux de langues en coups de coudes (si tu crois que j'ai oublié ) , il entamait une danse,  transe frénétique lui sur moi, comme une Calamity-Jane épileptique, les joues bleuies par les assauts répétés sur ma turgescence, rodéo obscène sur mon corps saturé de vodka bon marché... 

Comme ces gens un peu morts qui, avant de voir briller la lumière blanche, voient leur vie défiler, j'ai vu ma soirée défiler. Alors content de moi je me suis endormi pendant que.

Au petit matin, je trouvais sur la table du salon un petit mot : "merci pour plu belle soiré de le monde"... Ecrit avec le pire accent du monde... Le Schwitzerdutsch .... 
C'est cette expérience qui m'inspira cet adage :

"Si t'as ramené du monde à la maison la nuit, fais au moins semblant d'avoir joui"

Si tu veux on se revoit !







mardi 30 novembre 2010

Mâme Monique et la rue du Gnou ...


Si vous croyez que je vais, à cette heure, vous raconter qui était Monique de la rue du Gnou, vous avez raison.
Madame Mamelle, celle que vous connaissez déjà si vous lisez ce blog... Sinon, faites donc un effort, on va pas vous mâcher le travail .. Soyez autonomes ou vous finirez à l'aide Sociale, dans le meilleur des cas, ou dans la Vologne, si vraiment ça va pas bien chez vous et que vous avez 4 ans.

  Madame Mamelle donc, qui logeait au 12 de la rue du Gnou, jolie rue passante, très rive gauche (mais vraiment très très  rive gauche parce que quand tu marches dedans ça porte bonheur) ou souvent ça sentait le pipi d'homme et aussi de dame et de chat.
Mâme Monique était la voisine du dessous de Madame Mamelle, autant vous dire que ce n'était pas mer d'huile pour elle tous les matins.
Madame Mamelle avait pour habitude d'héberger toutes sortes d'êtres humains, plus ou moins hétérosexuels, mais en y regardant de plus près, ces garçons s'arrangeaient d'opportunités en se rentrant dedans à qui mieux mieux.
Madame Maquerelle Mamelle laissait à disposition un boudoir insalubre qui abritait un lit aux draps aussi rigides qu'une paire de jambes de sclérosée en plaques, à force d'absorber toutes ces éjaculations orphelines.
 Pour ne pas se télescoper, il était d'usage d'accrocher un slip très sale à la poignée de la porte (do not disturb).
Cette chambre vicieuse abritait également un vieil appareil à UV du 19 ième siècle, qui pouvait laisser croire à un commerce honnête ...
Quand les boys de Mâme Mamelle n'étaient pas l'un dans l'autre, les soirées étaient exquises !!
Le pastis au sirop de menthe et le Warier, sorte de "pommier" mais avec du vin rouge et blanc, mélange divin des pays de la CEE, coulaient à flot.

Nous chantions des airs délicieux, nous forcions nos voix jusqu'aux octaves les plus obscènes...  Et puis un jour, Monique est venue frapper à la porte du bordel de l'appartement.. Cette brave dame aux veines chargées de toutes les vendanges d'Europe de l'est, nous proposait un cours de chant...
Jusqu'à ce jour, Monique est convaincue d'être la Callas, "qui en vrai, n'était rien qu'une sale pute qui chantait "Shérazade" avec la grâce de la truie que l'on égorge"...

Madame Mamelle avait décidé de chanter aussi bien qu'elle. Heureux les sourds, les mal entendants les mal comprenants (et les cons hu hu)  et surtout les morts, qui n'ont jamais dû se farcir les vocalises d'une alcoolique notoire et d'une future femme mariée, mais qui a mal commencé sa carrière ....
Un beau jour ou peut-être une nuit, je vous raconterai comment Monique, a cuisiné un blanquette de chat qui sentait le veau.... Vous aurez rectifié de vous même que c'est pas possible. Mais quand même cette blanquette, elle sentait le pipi de chat.

J'ai oublié de vous dire .. Monique elle a une perruque et elle est jolie.

Si tu veux on se revoit.

Je l'ai revu aujourd'hui cette Mâme Monique. Elle habite toujours le 12 rue du Gnou, elle ressemble à Dick Rivers, à cause de sa perruque bon marché. Son propriétaire a changé.. Elle n'a plus d'eau chaude, elle chauffe des marmites d'eau pour se laver, et son voisin est mort.

Vie de merde.

jeudi 4 novembre 2010

Private Joke ...



Ceux qui apprécient Fragonard seront déçus.

Ce soir, pas de "verrou", pas de "baiser à la dérobée", aucune dondon chichiteuse envertugadinée de soieries pompadoureuses, le rococco défoncé par quelques marquis  à la gueule ravagée par la céruse de plomb, la variole en bandoulière...
 Pas de trace de talons bobinés et balancés à travers le 18 ème (siècle pas arrondissement..  
Non non non.
Ce soir, ce sera juste une chansonnette, une allégorie au régime hypocalorique, une ode à ce garçon trop beau trop grand, trop de partout, qui prenait des cours de chants de cris, loin en Polognie du coté de Varsovie, à l'endroit exact ou Madame promène son cul.

Et ce garçon, que je connus de bas en haut sans les pieds (et les initiés comprendront), nous inspira cette comptine entêtante :

"Je suis le castrat de l'escarpolette, j'aime le colin sur un lit de poireau" (bis et ter) 

Oui tout ça pour ça.     

Si tu veux on se revoit ..

mardi 26 octobre 2010

Les amants du pont-Neuf (La Suite)




Qu'on soit bien d'accord mes amours, La Vologne aurait pu passer sous le Pont-Neuf si Paris n'était pas aussi snob. J'ai même appris il y a peu, que c'est pas la Seine qui coule sous le Pont Mirabeau, mais l'Yonne.  Vérifiez vous verrez ... Bien sûr ce n'est pas la Seine ! Quant au Bois de Vincennes ....
En même temps, je suis chez moi, je ne suis pas obligé de mettre des "schlappe" quand je traîne ici.

Et puis tout ces ponts m'angoissent, ils me rappellent qu'un jour il y a fort fort longtemps, quand ma meilleure amie n'avait pas encore sombré dans la déchéance hétérosexuelle du mariage  en blanc, ni dans celle, déformante, de la maternité mensongère, qui te promet des petits anges roses et dodus, et te refile d'affreux paquets braillards, qui se soulagent sous eux, en t'offrant un sourire de gencives ensanglantées parce que ça fait ses dents..  Ma meilleure amie donc,  Grande Mamelle ...Que j'ai failli jeter dans le sombre cours d'eau qui glougloute sérieusement  sous le Pont Neuf (l'Yonne, le Rhin, la Lauch, ou le Romanée-Conti , fais-toi plaisir mon lecteur, ma plus belle histoire d'amour...). En même temps, c'était pas sous le Pont d'Avignon, ni à Pont à Mousson, ni même à Pontarlier. Mais mon coeur est si grand et si bien habillé que je lui laissais la vie sauve, et l'habit sec.
Je rappelle aux lecteurs un peu lents, à la chiche intelligence, que cette histoire est la suite de la précédente, que nous sommes à Bagnolet, chez tante Ninjea.

Un soir de soif, Grande Mamelle et moi décidâmes de gagner Paris et son odeur de souffre. Nous choisîmes la rue de la Ferronnerie et ses estaminets à gays, et nous nous abandonnâmes à notre passe-temps favori, le cul.
Non non !!!!  nous blaguâmes   !! Notre passe -temps à nous, à part le nain  de Fort-Boyard et le passé simple à la con, c'est de boire jusqu'à ce que le Pont Neuf devienne un but dans notre vie (tu comprendras plus tard).
Rue de la Ferronnerie .... La rue dans laquelle Henri IV s'est fait daguer à sec par Ravaillac... C'est pourquoi, la rue est devenue un haut lieu du Paris des garçons qui rentrent dans des garçons. Notre bar préféré, c'était le "Gnagnagna café". Fallait faire une de ces queues pour pouvoir tripoter de la caïpirinha à main nue, mais comme on connûmes de la morue et du Dario, ça a drôlement facilité notre pénétration dans le lieu. Alors on a bu. Un peu de tout, du fort du doux, du dur du mou, on a vu des stars (Pierre Palmade ou Pierre Doris et Patrick Juvet ou Topaloff )... Enfin que du beau linge!
Dans le tard de cette soirée, on décidâmes de quitter le lieu avant de vomir sur les Stéphane Kelian (et oui mes amours, Louboutin c'est pour plus tard..) de la grosse serveuse Fanny, morte depuis, noyée dans son pipi, dans les cabinets du "Monocle" le bar gouin qui faisait le coin. 

Mais à 4 heures du matin, pour rentrer à Bagnolet, faut du métro... Et du métro, à 4 heures du matin, y en a autant que des "Kelly de chez Hermès" avenue Aristide Briand à Mulhouse .... Mais la jeunesse a du courage, du mollet galbé et du soulier hors de prix (mais pas Grande mamelle et ses plate-forme shoes à la putride exhalaison ...) Souviens-toi, prodigue, esto memor ... 

Et c'est en chantant (en hurlant, en hululant, en éructant) quelques chefs d'oeuvres  de Starmania (l'alcool transforme le médiocre en diamant) que nous nous décidâmes à longer la Seine (le Rhône, la Garrone qui s'élargit, le Niger ou la Doller) sans nous soucier une seconde des lazzi des riverains, qui nous promettaient de faire entrer quantité des choses énormes dans nos fondements, afin de nous remercier de ce concert impromptu des quais de Seine (de la Loire, du Rio grande, de la Maritza)...  

Mais il est tard et j'en ai marre. Pour la suite, on verra. Je te rappelle que je ne te dois rien!

Et c'est par un drôle de hasard, que Grande Mamelle, celle de 2010, prendra le TGV demain, avec ses 2 enfants Aghatar et Oscate, pour rejoindre Paris, puis Bagnolet où l'attendra Tante Ninjea, qui a bien du prendre 20 ans en 20 ans! 

J'ai bien fait de ne pas avoir foutu Grande Mamelle à la flotte il y a 20 ans ...Maintenant ses enfants pourront refaire le même chemin ! C'est tout le mal que je lui souhaite !! 

Si tu veux on se revoit.

jeudi 21 octobre 2010

Les amants du Pont Neuf




Au début, il y avait les pommes pont-neuf, sorte de frites plus ou moins travaillées par un chef étoilé, ou par un routier de la RN de ton choix.

Et puis un soir il y eut les Amants du Pont Neuf.
Nan  nan pas ceux ridicules de Leos Carax, le réalisateur le plus léxomilé depuis la masturbation créative d'une presque naine, à col roulé, qui a osé "tourné" Hiroshima mon amour" (déjà fortement décrié par Pierre Desproges un ami à moi,  mort trop tôt, qui n'a pas eu le plaisir de voir l'adaptation cinématographique au titre éponyme, d'une pré-pubère qui se fait pécho par un éphèbe en costume de lin, le tout "voix offé" par une pré-cancéreuse de la gorge du 5 ème arrondissement ),  avant que de sombrer dans les bras frêles d'une vieille folle honteuse, totalement incapable de planquer correctement les bouteilles de pif de la vieille dame, qui en plus, a écrit l'Amant. Et ça c'est très mal.

Non, ces amants là, c'est moi, c'est elle.

C'était le mois de février son ventre était bien rond.  C'est vrai qu'on l'attendait, on voulait l'appeler Jason.

La Grande Mamelle, vous connaissez... Ma meilleure amie mariée à un hétérosexuel, mais qui est gentille quand même. Et bien cette amie là, me dit un jour :
_ "Tiens, ma tante Ningea, elle habite Paris, et si on allait y faire un tour, on paierait juste le billet de train vu que là-bas, y a du soleil et des nanas ..."
Très très tentant, vu les prix des hôtels en 1993... Et nos salaires en rapport, car ni elle ni moi, avions un travail (sauf celui de boire du vin à des heures très régulières, mais ça fait quand même très CDD...)

Gare, train, metro et enfin bagnolet .... Parce que Tantine Ningea logeait (et y loge toujours, parce qu'elle est une grande malade mentale en fin d'injection retard) à Bagnolet dans le 93 (département qui évoque à tous, la bucolique promenade du soir, le long d'une rue merde, qui nous emmène Porte des Lilas, là ou Henri attend encore que l'on se souvienne de lui, Ouap do ouap.)

Mais quand on est fauché, Bagnolet c'est aussi moche que  Charleville-Mézières, mais c'est quand même à fond plus près de Paris. Alors nous y sommes allés quand même parce que la tante Ningea, elle est sacrément rigolote, mais elle habite Bagnolet... J'ai dormi sur un coin de moquette et sous une accumulation de couvertures et sacs de couchage en tout genre. Et pour m'endormir, j'ai trouvé le best-seller de Rika Zaraï qui a réussit  à faire entrer son cul dans une bassine de zinc, pour apaiser l'hémorroïde hypocrite, l'effondrement du plancher pelvien chez la post-parturiante, et le prurit anno-vaginal chez la vicieuse congénitale, tout en éradiquant le sida en Afrique et en réhabilitant le hamster d'Alsace.
Quant à Grande mamelle, elle se vautrait dans les draps frais d'un vrai lit de communiante (mais elle mourait de honte parce que ses chaussures de travelos en plastique, avaient l'horripilante manie de la faire très puer des pieds après quelques heures de promenade dans Paris intramuros et ce,  malgré un lavage minutieux du "corpus delicti" au CIF javel... ).   
Mais il est bien tard, alors je te raconterai un autre jour, cher lecteur, comment, une nuit de fête, je lui aurais bien remonté le fibrome à grands coups de pelle à neige ... Sous le Pont Neuf.

Si tu veux on se revoit.

samedi 16 octobre 2010

Pizza Minnelli


Le rapport avec la disgracieuse cabaretiste , hurleuse d'hymnes crypto-gays et auteure du Guide du Routard sur New York, n'est pas évident, mais je ne résiste jamais à un joli titre.
Si ce titre est poussif, l'histoire que je m'apprête à vous livrer ce soir, est réelle. 
Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans n'ont pas eu la chance de connaître, ils sont si désespérés  à compter les points d'une retraite qui se barre en testicule et à contempler le romantique TEG d'une future maison Jacques Ribourel, à l'ombre des platanes de la rue du Gland , l'impasse si convoitée du lotissement "Claude Barzotti", grand pourfendeur de la pizza à la cancoillotte .. Je me rapproche je me rapproche ...... 

C'était le mois de février, son ventre était bien rond, c'est vrai qu'on l'attendait, on voulait l'appeler Jason.

Moi aussi j'ai eu un jour 10 ans de moins, et c'est dans ces circonstances que la honte, la pire, l'indélébile, se pointait. Cette honte qui restera pyrogravée sous le couvercle de mon cercueil, si je ne meure pas dans un avion, mon corps  dévoré par les requins en cuir d'eux mêmes, très chic, à l'inverse de la morue des mers froides, si mal habillée. 
Un dimanche soir que je me dandinais sur le zinc de quelques bars démodés de la ville, les veines chargées de gamma glutamyl transpeptida à l'orange, je me fais inviter par mon meilleur ami de la soirée, à poursuivre dans un autre endroit qui servait le même cocktail, parce que si je fais des mélanges, je vomis assez aisément  dans le Chantal Thomas en voile de soie de ma voisine de cendrier (heureux temps on nous pouvions nous fumer la bronchiole comme une morteau, sans en mourir ...). 

L'endroit s'appelait le "Dioclétien Palace" et j'avais 20 kilos de moins. Nous fîmes la même chose qu'avant, mais ailleurs, ce qui est vachement mieux. J'a  bu des gamma glutamyl transpeptida mais avec du Perrier dedans, pour la ligne, plusieurs fois... J'ai même trinqué avec ma voisine au Chantal Thomas, qui en fait, était un Etam car elle venait de Wittenheim et s'appelait Katia.

La musique mélopait, hardcorisait. 
Ma chorégraphie déliait les bourses... Et tirait les VISAS des poches boursoufflées par des sexes tuméfiés de désir.  
Je n'étais qu'icône devant qui l'on posait, en offrande, les verres d'alcool qui me permettaient la transe, la danse finale, le boogy woogy, le lambeth walk et le hully gully si cher à Line Renaud, quand  un homme en noir, l'oreillette en érection me demande enfin de le suivre afin de vivre cette parade amoureuse, en un lieu plus cosy et moite. 
Voilà que le dehors pointe, et le frais du petit jour me saisit et me dégrise. Mon prince noir a disparu et la lourde porte de mon temple est définitivement scellée. Je cours, me cogne aux arbres à cause de tout ce Perrier  ET soudain, soudain la faim. Celle qui fait souffrir. Celle que l'on adore ressentir, quand, le dimanche, la table est mise et le bourguignon surgit. Mais là,  point de bourguignon, point de petits cubes de charolais délicatement revenus au beurre,  point de cette viande violée par le vin, point de ce jus d'encre parfumé, épaissit par la réduction ... Non non,  juste une faim de merde, une faim qui vous rend capable d' ingérer un big mac au sunday caramel. 
Mais Dieu existe, il a fait cohabiter une pizzeria à côté de mon temple de la danse. Je dégaine la carte bleue de ma poche si vide, et commande une reine à emporter. Oui oui.
Tout va très vite. Un ami que j'appellerais Emmanuel, car c'est son prénom, me propose de me ramener dans ma maison, je lui demande quelques minutes de patience, car ma pizza cuit. 

Emmanuel ne m'a jamais attendu, et je ne l'ai jamais revu de ma vie (sauf sur un site gay, il  avait, lui aussi 10 ans de moins .. Pour draguer les passifs contrariés, ça doit le faire.)

Plus tard, des traces de boue sur mes jeans trahirent une chute dans un buisson, dans lequel j'ai commencé ma nuit. 
Je n'ai que peu de souvenirs de ce buisson, mais il a bien fallu que j'en sorte pour pouvoir rejoindre l'abris-bus.. anti-chambre de la voie rapide ... Cette "maison "providentielle" et libre de suite, possédait un banc à l'abris des intempéries, il semblait avoir été posé pour moi. Alors je m'y vautrais, en faisant attention à ne pas abimer ma pizza encore tiède. 
Vers 9 heures du matin, j'ouvre un oeil un peu collé de conjonctivite, et salue chaleureusement tout ces travailleurs du lundi matin, qui attendent  leur tram numéro 2. Je suis recroquevillé sur ce banc salvateur depuis 4 heures... J'ai toujours en main ma Carte Bleue, et sous ma nuque, ma pizza reine est bien calée...

 Je me lève, ma veste Paul Smith est à peine froissée....  restent les traces de boue séchée sur mes genoux et une pizza froide que je dévorais sur le chemin de ma maison. 
La honte je vous dit.    Mais toute honte bue.....  

Si tu veux on se revoit


Adaj Dujour


jeudi 14 octobre 2010

Coming Out (Evelyne Thomas est une sacrée connasse)

Va pas croire que parce que ça fait un an que je délaisse le blog, que je vais me confondre en excuses. non non. Je te connais à peine.

Après le jogging du mois d'août 2009, j'ai fait des trucs et des choses, que même Dieu n'en croirait rien, et pourtant c'est pas la moitié d'un con.

Mais le truc le plus incroyable (même pour Dieu, disais-je) c'est que ma mère en 2009, qui croyait en son fils (et en Dieu des fois, quand elle pensait avoir perdu l'un de ses carrés Hèrmes), a enfin appris que je n'irai jamais à l'église avec un alibi blonde en robe du soir meringuée et à la coiffure connassée par "KATIA COIFF' 2000" du coté de Wittelsheim ...Que sinon j'aurais vomi sur l'adjoint au maire.
Non non non. Maman admit une bonne fois pour toute, que la truie et la bite peuvent être dans mon dedans (mais pas toujours parce qu'il faut de la fantaisie, de la Biafine et du recul). Maman allait savoir enfin pourquoi ses amies souriaient quand elle disait que Judy Garland aurait pu être ma meilleure amie, si Lisa Minelli n'avait pas foutu sa merde. Parce qu'il faudra bien reconnaître un jour, que Lisa Minelli, à l'instar d'Evelyne Thomas, est une sacrée connasse.

C'était le mois de février, son ventre était bien rond. C'est vrai qu'on l'attendait, on voulait l'appeler Jason.

Et mère, se prend enfin toute l'immensité tapettophile de son fils unique, en pleine terra cotta... Et de marron clair à beige bourge, et de greige clair à porcelaine limousine, le visage de Môman se fane, se fripe comme une reinette, se fendille comme un morceau de parmesan vieilli en cave, (comme le talon nu de Marie-Truie, une partenaire sociale qui est évangeliste et qui porte des sandales si orthopédiques, qu'elle aurait pu coucher avec le Docteur Sholl), et elle voit passer la vie de son fils devant ses yeux : barbara Dalida Madonna Lady Gaga Barbara Streisanda Jeanne Masa et cette salope de Judy Garlanda, sans parler d'Oedemia Frustrata qui se reconnaîtrA. Et avant que la grande lumière blanche ne l'emporte plus loin, , dans un dernier sursaut élégant,
elle me dit : " Alors ça, j'laurais jamais pensé" avec ce léger accent du sud de Mulhouse.

Si tu veux on se revoit.