mardi 21 décembre 2010

Quand la peinture prend ses congés...






La Grande Mamelle est mon amie. 
Ceux qui me lisent ont bien compris qu'elle est celle que je préfère, mon souffre-douleur, mon immense fou rire, mon sang, ma rate, ma synovie. 

Grande Mamelle a sans aucun doute une intelligence qui lui sert régulièrement à bien autre chose, qu'à cogner, l'un contre l'autre deux cailloux pour faire du feu ...  Elle sait comme moi compter 2 par 2 en laçant ses chaussures, sans avoir à se baisser... 
Elle sait, sans effort aucun, vous lâcher une thèse assez sérieuse, sur un vieil élu insulaire, qui pensait qu'il fallait bien qu'un jour, les chiens se taisent .... 
Ma Mamellissima a le verbe certain, elle est LA concordance des temps, elle t'engueule en imparfait du subjonctif et en alexandrin ce qui, reconnaissons-le est aussi énervant qu'inutile.
 Elle sut même faire de jolis enfants assez nerveux, alors qu'elle n'eût aucun tropisme à la vie du mammifère commun à nos sous-bois, sauf ceux du Bois de Boulogne au petit matin... 
Malgré tout, elle acceptait de convoler hétéro-sexuellement avec Herr Mamelle, garçon bien sous toutes les coutures, mais très éloigné du Bois de Boulogne et de l'accord du participe passé avec le verbe "peder". 
Mais revenons au temps d'avant le mariage et de ses conséquences, sans pilule du lendemain... 
Revenons dans les années 90, ou l'enfant n'était pour mon Immense Mamelle, qu'un cauchemar rose et dodu à la molle et vulnérable fontanelle ... Un futur pas évident.

A cette époque, la mère de Ma Mamelle, attendait sa retraite d'artisane, en remplumant, avec de faux cheveux, des crânes  condamnés au crématorium par le mélanome facétieux et la métastase goguenarde. 
Hélas, son salon pré-mortuaire manquait de clinquant, usé par les nombreuses émanations de chimiothérapies inutiles.  
Elle décidait de se servir de nous, pour lui redonner un coup de jeune, et à grands coups de pinceaux trempés dans la Valentine blanche laquée, nous redonnions vie à ce lieu, qui allait en perdre tellement, dans les prochaines années. 
Je me transformais en peintre-ouvrier, ainsi que d'autres amis du moment, quand retentit cet après-midi là, le téléphone du salon perruquier :

Sans doute une future chauve, ou un travelo, souhaitant le ressérrage de sa moumoute, une Dalida soldée, star moisie de cabaret bas-rhinois ..
Ni Mama Mamelle, ni moi, avions les mimines assez propres pour répondre à cet appel désespéré...  Nous sommions alors Ma mamelle d'expliquer à la suppliciée, que le salon sera fermé pour quelques jours, à cause de menus travaux qui redonneront lustres et joie de vivre aux condamnés de Villejuif.

Ma  Mamelle littéreuse, loin de toutes ces contingences terrestres, mais si obligée, à cause de ses mains propres,  décrocha le combiné... et oubliait en une nano seconde, 20 ans de grammaire et 5 ans de sémantique.

 Elle  répondit à la suppliciée métastaseuse : 

-" ça fermé.. C'est congé de peinture"

 Mais la vie continue...

Si tu veux tu reviens. 

samedi 11 décembre 2010

Joyeux Noël mon cul


J'ai rien d'autre à dire .. Quoi-que ...


 Aujourd'hui, je me suis tapé le bidonville de noël de Mulhouse (prononcez Marché de noël)... 
Les dizaines de cabanes à churros,  les vendeurs de masques vénitiens en cuir  repoussé et repoussant, les dealers de miel de la Provence du Kosovo.  j'ai même vu 17 pères noël sérieusement entamés en robes couleur "coca cola" se téléscoper, tituber entre les flaques de vin chaud et chercher le divin enfant parce qu'ils avaient oublié ou il créchait. 

   Ne manquait que Mac-quereau Donald le clown, celui qui fait peur, même aux pédophiles qui sont dans les enfants sages. 

Enfin le ressac de 10 000  beaufs, coiffés d'un bonnet lumineux pour qu'on puisse voir depuis la lune, la vacuité de leurs petites exitences.
Mais les voir se remplir de kiravi tiède infusé aux épices Ducros, au comptoir d'une baraque à frittes maquillée en noël alsacien et les revoir plus tard se répandre en diarrhée chaude derrière l'église, provoque chez moi une telle érection, qu'on ne pourra jamais la caser sous le sapin...

Et pour ce qui concerne les millions de sapins sacrifiés sur l'autel du goût de chiotte avec des boules, soyez vigilants, il en manquera un jour, pour fabriquer vos cercueils. 

vendredi 10 décembre 2010

Si la vie est cadeau...





" Qui porte un Vuitton, à toujours l'air un peu con" ... 


Ainsi commence une nouvelle rubrique, qui proposera ces prochains jours des idées de "non cadeaux de noël"  pour les maris de mes copines... 
 Parce que, sachez-le, bande d'hétérosexuels aux lents synapses, toutes vos idées cadeaux sont des non-idées, ou plutôt des idées de merde...
  Cadeaux empoisonnés qui prendront un temps infini à être échangés sur Ebay, dès que vous aurez le dos tourné, c'est à dire 17 minutes après la tranche de bûche au beurre, cette saloperie doucereuse servie avec un vin moelleux bas de gamme qui aura l'unique mérite de vous coller des aphtes jusqu'à la Saint-Sylvestre !

Mais si vraiment le Vuitton reste votre idée fixe, évitez celui, monogrammé qui fait "marché de Saint-Ouen" et préférez celui, sobrisimme, en cuir grainé qui coûte un oeil, 2 bras et un col du fémur en titane.

Mais surtout, surtout, surtout,  si vous aimez réellement votre épouse,  cette chose rose et molle, qui porte votre nom, la mère de vos enfants, cette ex mince en T-shirt Fido Dido moulée à la louche dans un sloggy lâche et troué, celle -là même qui se laisse pousser le cul et les cuisses en avalant quotidiennement son propre poids en "monster munch"goût barbecue ... Laissez-la proliférer sur votre canapé fauve "reflet renard malade" en croute de viande morte "cuir center" et allez chez HERMES ...

 Alors vous dégainerez votre VISA à l'aveugle  et lui offrirez  le Kelly Shadows" dizaïïïné par J.P. Gaultier pour quelques milliards de zlotys...
Soyez gentleman...  jetez-vous ensuite dans la Seine (le Rhin, l'Ill, le Doubs, la Vologne et ses cris d'enfants, la Garonne, ou la Meuse pour les plus stigmatisés d'entre-nous  ..) afin que votre assurance vie comble votre découvert bancaire... 

Demain, nous parlerons de la différence entre un parfum couture et un parfum d'ambiance wizzard sec
et de la différence entre une jupe et une robe...

Etonnant, non ?

lundi 6 décembre 2010

De l'art et du Petit Suisse ...



Je sais faire beaucoup de choses ... Coudre un bouton, repasser, danser la carioca et le time walk,  je maitrise la cuisson du ris de veau à la perfection, je sais lacer mes chaussures, et je sais compter deux par deux, j'arrive même à toucher mon coude avec la langue, ce qui prouve quand même que je suis souple et de la langue et du coude. 

Je sais un peu dessiner des chaussures de putes, peindre avec du thé et je parle même avec des pauvres en plusieurs langues. 
Mais il est un art que je manie avec autant de grâce que la regrettée Jackie Sardou essayant des souliers chez la Manolo Blahnik:
 C'est la drague....

Je n'ai jamais rien levé. Niet nada walou .. Ni en night club (délicieux) ni dans un bar, ni dans une librairie parce que je voue une haine non dissimulée à ces analphabètes condescendants, au regard de cocker satisfait, qui se persuadent que lire des écrivains de la fin du 20 ème, ça les aide à se faire défoncer le tortellino... Moi ça me ferait rendre, comme dirait la Jackie sus-nomée.
Pourtant, du plus loin qu'il m'en souvienne, je n'ai jamais été ce qu'on appelle familièrement un thon. Non, j'étais même plutôt joli garçon, rapport à ce que je suis devenu.. Et la premiere qui en parle, je lui remonte le fibrome sous le sternum, à coup de pelle à neige ... 

Alors ?
Alors je me laisse draguer. Mais c'est long. Très long. Des fois c'est tellement long que je m'endors sur une pizza ...   D'autres fois, après un océan de vodka aux jus de fruits (pamplemousse pour le régime, poire pour la soif, grenade/cranberrie pour faire chier le barman) je vois pousser sur le tabouret de bar voisin, la victime qui couchera avec moi le soir même, parce que la salle est rallumée, que le gros des clients est déjà sur le parking à négocier du cul ou de la pipe. Alors il faut se dépêcher, sinon faudra se taper la femme de ménage qui ressemble à Roger Gicquel,qui a eu la polyo, un pied-bot et une spina bifida ..... 
Une nuit, dans un night-club de la rue du "Rentre-Moi-Dedans qu'on rigole avec des plumes", vers cinq heures du matin, quand les oiseaux se cachent pour mourir, mon tabouret voisin se remplit d'un garçon à la charpente disproportionnée. Un garçon à la blondeur qui tirait vers le roux, à la blancheur qui criait vers le violet.... Un pas très joli gros garçon qui avait en plus le chic de parler le français, en suisse allemand ... 
Pour tout vous dire, à cette heure du petit jour, j'aurais fait l'amour à un bahut breton ... Alors pourquoi pas à un suisse-allemand, qui a défaut d'être joli avait l'air bien propre dans les petits coins et sentait le vétiver! 

J'ai invité mon helvète dans ma maison, afin de lui proposer ma turgescence dans son intimité un chocolat chaud et des tartines. 
Je n'ai pas eu à insister longuement, il ne tenait absolument pas à se faire cette Roger Gicquel qui, entre temps, avait mis du 22 de Chanel sur ses lèvres pour me faire de l'ombre... cette salope. 

En voiture, en chaise à porteur ou à cheval (je me rappelle plus) nous arrivâmes chez moi et à peine installés dans le canapé, il refusa le chocolat que je lui proposais, préférant me tripoter les bassler läckerli.

"C'est quand il a voulit me tuffter le toblerone, que je perdât mes moyens". 

S'en suivait alors une douce bataille.

Et de jeux de langues en coups de coudes (si tu crois que j'ai oublié ) , il entamait une danse,  transe frénétique lui sur moi, comme une Calamity-Jane épileptique, les joues bleuies par les assauts répétés sur ma turgescence, rodéo obscène sur mon corps saturé de vodka bon marché... 

Comme ces gens un peu morts qui, avant de voir briller la lumière blanche, voient leur vie défiler, j'ai vu ma soirée défiler. Alors content de moi je me suis endormi pendant que.

Au petit matin, je trouvais sur la table du salon un petit mot : "merci pour plu belle soiré de le monde"... Ecrit avec le pire accent du monde... Le Schwitzerdutsch .... 
C'est cette expérience qui m'inspira cet adage :

"Si t'as ramené du monde à la maison la nuit, fais au moins semblant d'avoir joui"

Si tu veux on se revoit !