jeudi 21 octobre 2010

Les amants du Pont Neuf




Au début, il y avait les pommes pont-neuf, sorte de frites plus ou moins travaillées par un chef étoilé, ou par un routier de la RN de ton choix.

Et puis un soir il y eut les Amants du Pont Neuf.
Nan  nan pas ceux ridicules de Leos Carax, le réalisateur le plus léxomilé depuis la masturbation créative d'une presque naine, à col roulé, qui a osé "tourné" Hiroshima mon amour" (déjà fortement décrié par Pierre Desproges un ami à moi,  mort trop tôt, qui n'a pas eu le plaisir de voir l'adaptation cinématographique au titre éponyme, d'une pré-pubère qui se fait pécho par un éphèbe en costume de lin, le tout "voix offé" par une pré-cancéreuse de la gorge du 5 ème arrondissement ),  avant que de sombrer dans les bras frêles d'une vieille folle honteuse, totalement incapable de planquer correctement les bouteilles de pif de la vieille dame, qui en plus, a écrit l'Amant. Et ça c'est très mal.

Non, ces amants là, c'est moi, c'est elle.

C'était le mois de février son ventre était bien rond.  C'est vrai qu'on l'attendait, on voulait l'appeler Jason.

La Grande Mamelle, vous connaissez... Ma meilleure amie mariée à un hétérosexuel, mais qui est gentille quand même. Et bien cette amie là, me dit un jour :
_ "Tiens, ma tante Ningea, elle habite Paris, et si on allait y faire un tour, on paierait juste le billet de train vu que là-bas, y a du soleil et des nanas ..."
Très très tentant, vu les prix des hôtels en 1993... Et nos salaires en rapport, car ni elle ni moi, avions un travail (sauf celui de boire du vin à des heures très régulières, mais ça fait quand même très CDD...)

Gare, train, metro et enfin bagnolet .... Parce que Tantine Ningea logeait (et y loge toujours, parce qu'elle est une grande malade mentale en fin d'injection retard) à Bagnolet dans le 93 (département qui évoque à tous, la bucolique promenade du soir, le long d'une rue merde, qui nous emmène Porte des Lilas, là ou Henri attend encore que l'on se souvienne de lui, Ouap do ouap.)

Mais quand on est fauché, Bagnolet c'est aussi moche que  Charleville-Mézières, mais c'est quand même à fond plus près de Paris. Alors nous y sommes allés quand même parce que la tante Ningea, elle est sacrément rigolote, mais elle habite Bagnolet... J'ai dormi sur un coin de moquette et sous une accumulation de couvertures et sacs de couchage en tout genre. Et pour m'endormir, j'ai trouvé le best-seller de Rika Zaraï qui a réussit  à faire entrer son cul dans une bassine de zinc, pour apaiser l'hémorroïde hypocrite, l'effondrement du plancher pelvien chez la post-parturiante, et le prurit anno-vaginal chez la vicieuse congénitale, tout en éradiquant le sida en Afrique et en réhabilitant le hamster d'Alsace.
Quant à Grande mamelle, elle se vautrait dans les draps frais d'un vrai lit de communiante (mais elle mourait de honte parce que ses chaussures de travelos en plastique, avaient l'horripilante manie de la faire très puer des pieds après quelques heures de promenade dans Paris intramuros et ce,  malgré un lavage minutieux du "corpus delicti" au CIF javel... ).   
Mais il est bien tard, alors je te raconterai un autre jour, cher lecteur, comment, une nuit de fête, je lui aurais bien remonté le fibrome à grands coups de pelle à neige ... Sous le Pont Neuf.

Si tu veux on se revoit.

2 commentaires:

  1. Mon cher David-Karl Lagermoser , je dois te dire que de plus en plus j'adore ta prose... et que je guette chaque article comme une nymphe attendrait la sortie du dernier tube d'une Mylène sans souffle !!!!!!!!!! Ahhh comme je jalouse le maniement de ton verbe ....
    J'aime , j'aime vraiment bien !!!!!!!!!
    Si tu veux je te revois ......

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  2. Ma chère Valérie Farmer,
    merci pour tant de compliments !!!!!!
    Mon verbe et moi adorons vous savoir lire notre blog !!!!! Surtout revenez !!

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