mardi 18 août 2009

Tou tou tou ïoutou


Une renaissance je vous dis ....



5 h 42 et me voilà joggant sur l'aurore naissante d'un bord de canal désert et inhospitalier, tout ça pour  retrouver mon corps de jeune pucelle perdu au siècle dernier... avant que le Mal entrât dans mon corps, le fît enfler, doubler, turgesser, transformant mon cul en croupe de jument, mon cou en cuisse, mes cuisses en jambons serrano. Ce mal qui fît descendre mon nombril à la hauteur de mon genou droit ... 

Le gras, c'est le MAL.

Le gras, merveilleux vecteur de goût, ce gras si fin qui ourle la nacre rose du jambon de Parme, ce gras dont on fait les concrètes de ces fabuleux parfums démodés.

Ce gras là a fini par envahir l'entier de mon corps, il épaissi mon sang, il le transforme en magma fatal, en boue artérielle, en flot garance, onctueux comme du mascarpone, qui jaillit du bout de mon doigt, quand je me coupe en tranchant du lard pour mon "quatre heure"...

Ce gras là, c'est le MAL.

Si le gras est rentré dans ton corps par la petite porte, et que tu n'as rien senti,  cours ... Cours, sans jamais réfléchir, parce qu' une seconde de réflexion sur la vacuité du jogging, tu ne courras plus jamais de ton existence.
En revanche tu te vengeras,  en hyperphageant du Ben & Jerry's caramel au délicat beurre salé de Carantec, aux éclats de chocolat à la noisette craquante et au cholestérol onctueusement létal...

Le gras, c'est vraiment le mal, mais je l'emmerde. Même pas peur.

Si tu veux on se revoit.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire