(Sauf si y pas de témoin).
Aujourd'hui, c'est un peu le printemps.
Me voilà flânant le long de l'avenue Kennedy, profitant des premiers rayons de soleil et du joyeux stridulit des oiseaux à la con qui sont revenus trop tôt.
Je me rends à mon travail, mais je m'en fout, fait beau c'est déjà ça.
Au loin, je vois deux filles blondes, frêles et encore très jeunes. L'une d'elles trimbale sa progéniture dans une poussette. Je ralentis et les suis un moment. Elles ont à peine 20 ans. Elles ont l'air d'avoir déjà bien connu la vie, ses turbulences et le grand méchant loup à la turgescence féconde... Elles n'ont rien de couture, pas de chic, comme échappées d'un film d'Agnès Varda.
Juste un peu de féminité trop appuyée. Elles ricanent, se poussent du coude pour la rigolade.
Elles sont entrain de perdre leur adolescence dans un immense éclat de rire. Mon âme d'assistante sociale prend le dessus. J'imagine la difficulté de ces 2 existences et demi, les fins de mois qui n'en finissent pas de finir, les allocs et le RSA, l'ex petit ami qui ne paye plus la pension alimentaire ... Je compatis. Je ne compatis pas souvent. Mais là je compatis à mort. :
Je suis un peu en retard, je presse le pas et les dépasse.
Au moment ou je passe devant le petit cortège, j'entends une voix derrière moi :
-" t'as vu ses baskets, c'est quoi ces trucs de gros pédé ?"
Jamais je n'aurais dû me retourner. Jamais je n'aurais dû demander de répéter cette si gracieuse formule ...
je n'eus pour toute réponse qu'un très onctueux :
-" Qu"ess t'as? T'as un problème fils de pute ?" ...
Alors qu'elle ne connaît même pas ma mère (qui est quelques fois franchement limite au niveau de la terra-cotta je vous l'accorde, mais j'en connais d'autres.. et des hommes d'affaires, en plus)....
Et plutôt que de ponctuer sa circonlocution par un point d'exclamation, elle me gratifie d'un glaviot fondant, venu mourir à la pointe de ma chaussure d'homosexuel pondéralement surchargé.
En voilà des manières de petite salope, je me dis en moi-même.
Ces jeunes filles que je ne connaissais que de dos, se présentaient maintenant à moi, toutes caries dehors... Et en une seconde je photographiais la scène :
Les Ménines par Nino Manfredi ou Pasolini ... Un enchevêtrement de goût obscène, de couleurs criardes et de musique Larussoièsque.
La maman, qui titubait devant la poussette salie par ses anciennes grossesses, avait le visage radieux d'une femelle orang-outang à qui on aurait fait des mèches au bonnet. Elle avait la bouche serrée et ridée comme un trou du cul, à force de téter la gauloise blonde de contrebande. Ce petit anus était peint en rose nacré, il s'ouvrait de temps en temps et laissait découvrir une denture couleur de chaume...
Son mascara posé à la brosse à chiotte faisait écho au remugle bon marché émanant de son T-shirt chiné chez Jennyfer, temple de l'agueusie modale et de la diarrhée textile.
Dans la poussette gigote son babouinot de 6 mois qui a déjà le diam's à son oreille percée (la gauche parce qu'à droite ça fait pédé). Le petit John Ross Kevin Foutzheimer ne le sait pas encore, mais il ne sera jamais beaucoup plus fin que sa mère, qui l'a désiré comme on désire une leucémie, fabriqué dans une cave et fini au pipi par un papa encore au CM2, à cause de l'immense vide qui lui dilate la boîte crânienne.
Le pauvre gosse me sourit, un éructat de lait aigre à la commissure. Il ne sait pas encore qu'il devra un jour me détester, comme sa mère me déteste aujourd'hui ou comme son père me déteste, absent aujourd'hui parce qu'il y a du tuning à Lepanges sur Vologne et qu'il sort pour la première fois sous roaccutane .
Je ne peux pas même lui en vouloir. Mais ça va pas durer ...
La copine, impeccable dans ses bottes en plastique blanc qui fait sentir des pieds, a le sourire d'un veau de mer. Elle est tellement hydrocéphale qu'elle pourrait se noyer de l'intérieur. Elle est vilaine au point d'avoir été refusée par les témoins de jéhovah, qui ont pourtant l'habitude de taper dans de la moche désespérée pour gonfler les effectifs et les zizis des messieurs du culte le dimanche matin !
Un sourire de connasse confit par le vide. Elle a laissé l'étiquette du prix sur la semelle de sa botte.
La copine donc, parle peu.
La copine donc, parle peu.
Sans doute ne sait-elle pas parler. Et c'est bien ainsi. Elle bouge un peu la tête pour montrer qu'elle est vivante et que dieu existe entre deux fous rires, à cause du choléra en Haïti.
En revanche, elle tousse. Elle tousse suavement, grassement et entre deux magma glaireux, on entend distinctement: -"ouais vas-y on s'casse" ou peut-être était-ce juste un reflux gastro-oesophagien...
Voilà ma haine livrée à votre lecture. Suis-je coupable de jugement de valeur, ou victime d'homophobie à tendance "filsdeputiesque" ?
Et surtout, si ma mère délicatement pomponnée est une pute, de qui cette guenon fluo, parfumée à l'ambre libertine et peinte comme un arrêt de tram mulhousien est-elle la fille?
Je vous le demande.


Monsieur,
RépondreSupprimerpensez-vous que si mon fils de 5 ans dans 3 jours se passionne présentement pour le tuning il a des chances d'engrosser une connasse vulgaire à mourir sur place une fois pubère?
oui
RépondreSupprimerpas si sur
RépondreSupprimermince alors
j'avais moi-même une belle collection de petites voitures, ainsi que des modèles, qu'armé de ma seule patience je montais
et cerise sur le gâteau de mes turpitudes d'enfant, des radios télécommandées qu'outre **la terrasse** j'allais **conduire** à thann sur un circuit prévu à cet effet
{ à moins que ce soit pour le glacier [ l'endroit où on les mange, pas l'homme] du parking où cela se trouvait;
donc ...
et si sa magenta de mère, sort de ses trésors de jeunesse, ses planches polyesterrienne, son coffret shock treatment et moult thésaurus du même acabit
alors là, alors là
au mieux il sera un hétéro instruit
lol