jeudi 24 mars 2011

J'en connais qui ont fait du cheval (mais ils en mangeraient quand même)






Vous vous rappelez Grande Mamelle ? C'est le moment ou jamais, sinon rebroussez chemin, répondez à vos mails ou touchez vous le petit, vous ne méritez pas d'être ici. 
Cette histoire est vraie et pour rassurer les tapettes  secouées de bons sentiments ou les anthropomorphes façon Bardot qui n'ont jamais vu ce que la nature d'un âne peut faire subir à sa moitié (sous le regard concupiscent de la tapette sus-nomée), aucun animal n'a été réellement molesté, malgré ce titre fort sexy. 

C'est à la fin du 20ème siècle que nous étions sveltes. Pour corriger cette énormité de Dame Nature, nous décidâmes, Frédérique, Grande Mamelle et moi, de partir pour le Périgord, Shoah du canard gras et de l'anorexie mentale...  
C'est Frédérique, de son vrai prénom Frédérique qui prendra le volant et nous conduira jusqu'à la terre promise de l'ultra-calorie, de la cirrhose du foie palmipedièsque, là ou même le légume vert pousse dans du gras avec de la peau de canard autour. 
Et si c'est pas du légume vert, c'est de la truffe. 
Ce pays s'appelle le Paradis. Le Paradis Gras.  Mais Michel Berger est parti trop tôt pour en faire une chanson.
Les 3 premiers jours, chacun de nous pris 8 kilos. Nous nous auto-gavions comme des oies, afin de plaire plus vite aux indigènes huileux. A la fin de notre petit déjeuner aux graisses trans, la grand-mère de Grande Mamelle ( Mamamamelle en alsacien), passait la deuxième couche, en nous offrant des viennoiseries à la graisse d'oie et au sucre de peau de canard.
 A midi nous nous suffisions d'un petit frichti à la viande de canard confit dans la graisse de son caneton, avant que de nous enfoncer dans les terres, visiter quelques églises romanes en margarine de canard ... Grande Mamelle restait dans la voiture, car elle faisait un peu d'asthme allergique et beaucoup de rétention d'eau de gras.

Dans son infini sens de l'humour, Dieu nous imposait cette fois la soif. 
Cette incroyable soif, que même l'huile d'olive extra vierge ne saurait éteindre. 

Alors l'alcool. 
 Et ce soir d'Août, lourd et moite....  Grande Mamelle et moi succombions à l'appel lâche de la sangria locale : du vin rouge, du banga et des rondelles de canard. 
 Frédérique est restée au lit pour lire un livre sur la Grèce et ses méfaits. 
Dans un garage qui ressemblait franchement à un garage, quelques locaux ont crée la bodega la plus hype de tout le Périgord Gras: La Bodega De la Mierda.

La sangria fût pour nous une libération sexuelle. Les villageois n'avaient pas vu de viande fraîche depuis l'invention du moulin à huile. Grande Mamelle et moi avions donc toutes nos chances pour nous faire démonter la jante en alu. 
Et puis, un  garçon aux cheveux blonds et un peu gras, est entré dans le garage. Il ressemblait à david Hallyday avant le succès des Enfoirés. 
J'ai très vite compris qu'il n'était pas pour moi, parce que le village n'avait pas encore été confronté à la modernité de l'homosexualité. Il fallait attendre encore deux ans. 
En revanche, Grande Mamelle a su, au souffle du battement de son  cil, qu'il y avait de quoi lui remplir la misère sexuelle, s'il avait un préservatif.

Si vous tenez absolument à savoir pourquoi j'ai mis un cheval dans le titre, venez me lire régulièrement. 








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